Dubrovnik que visiter en septembre pour profiter du calme et de la mer chaude

On arrive à Dubrovnik début septembre, et le premier réflexe est souvent de foncer vers la vieille ville. Le problème, c’est que les paquebots de croisière continuent d’accoster jusqu’à la mi-septembre, parfois plusieurs par jour. Le calme de septembre se gagne en évitant les pics croisiéristes, pas simplement en décalant son voyage d’un mois.

Paquebots et horaires de visite : le vrai filtre pour visiter Dubrovnik au calme

La pression touristique à Dubrovnik ne dépend pas seulement de la saison. Elle dépend de l’heure. Les passagers de croisière débarquent en général le matin et regagnent leur navire en fin d’après-midi. Entre ces deux créneaux, la vieille ville se remplit d’un coup.

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En septembre, on peut consulter le calendrier des escales du port de Dubrovnik pour repérer les jours avec peu ou pas de paquebots. Certaines journées restent chargées, d’autres sont presque vides. Planifier ses visites des remparts et de la Stradun sur ces jours-là change radicalement l’expérience.

Sur les journées d’escale, on privilégie les créneaux tôt le matin (avant le débarquement) ou en fin de journée (après le retour à bord). Les remparts à la lumière dorée de fin d’après-midi, avec la foule en moins, valent ce décalage d’horaire.

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Voyageuse détendue assise sur les rochers de la plage naturelle de Buža à Dubrovnik en septembre profitant de la mer calme

Îles Élaphites en septembre : baignade en mer chaude sans la cohue

Pour profiter de la mer chaude à Dubrovnik en septembre, on ne reste pas sur la côte face à la ville. Les plages urbaines comme Banje ou Copacabana gardent une fréquentation correcte, mais l’eau la plus agréable et les criques les plus tranquilles se trouvent sur les îles à proximité.

Les îles Élaphites (Koločep, Lopud, Šipan) sont accessibles en ferry depuis le port de Gruž. La traversée est courte. En septembre, la température de la mer reste très agréable, et la baisse de fréquentation par rapport à août est nette.

Lopud et sa plage de Šunj

Lopud est l’île la plus prisée pour la baignade. La plage de Šunj, une baie de sable peu profonde côté sud de l’île, offre une eau claire et calme. En septembre, on y pose sa serviette sans chercher un mètre carré libre. Aucun véhicule motorisé ne circule sur l’île, ce qui ajoute au calme.

Koločep pour la tranquillité absolue

Plus petite et moins fréquentée que Lopud, Koločep convient à ceux qui veulent nager, marcher dans la pinède et déjeuner dans l’un des rares restaurants du village. Les retours varient sur ce point, mais la plupart des visiteurs trouvent l’île suffisamment calme même en haute saison.

Quartier de Ploče et mont Srđ : Dubrovnik hors des remparts

La vieille ville concentre l’attention, mais visiter Dubrovnik en septembre permet d’explorer ses quartiers périphériques sans la pression du temps. Le quartier de Ploče, à l’est de la porte éponyme, offre une vue dégagée sur les remparts et l’île de Lokrum. On y accède en quelques minutes à pied depuis la vieille ville.

Ploče abrite aussi le musée d’Art moderne, moins couru que les musées intra-muros. En fin de matinée, quand la vieille ville commence à se remplir, c’est un bon repli.

Montée au sommet du mont Srđ

Le téléphérique de Dubrovnik monte au mont Srđ en quelques minutes. La vue sur la vieille ville, le port et les îles Élaphites justifie le détour. En septembre, la chaleur est moins écrasante qu’en juillet-août, ce qui rend la montée à pied envisageable pour les marcheurs. Le sentier part du quartier de Bosanka.

Au sommet, le fort Impérial abrite une exposition sur la guerre d’indépendance croate. C’est un point d’histoire souvent négligé par les visiteurs pressés.

La Stradun principale de Dubrovnik quasi déserte au matin de septembre avec ses facades baroques et son sol en calcaire poli

Excursions depuis Dubrovnik en septembre : Monténégro et Mostar

Septembre ouvre une fenêtre intéressante pour les excursions transfrontalières. Les files aux postes-frontières diminuent par rapport à août, et les températures restent confortables pour marcher dans des villes comme Mostar ou Kotor.

  • Kotor et Perast (Monténégro) : accessible en excursion à la journée depuis Dubrovnik, la baie de Kotor offre un paysage de fjord méditerranéen. Perast et son île artificielle de Notre-Dame-du-Rocher se visitent en quelques heures. En septembre, le trajet en bus ou en bateau est plus fluide.
  • Mostar et chutes de Kravica (Bosnie-Herzégovine) : le pont Ottoman de Mostar, les ruelles du vieux bazar et les chutes de Kravica forment un circuit d’une journée. La baignade aux chutes de Kravica reste possible en septembre grâce aux températures encore douces.
  • Île de Mljet : le parc national de Mljet, avec ses deux lacs salés, est un choix pertinent pour une journée nature. En septembre, la fréquentation du parc baisse sensiblement, et on peut nager dans le grand lac sans croiser grand monde.

Vieille ville de Dubrovnik : ce qui vaut le détour à pied

Une fois le bon créneau horaire identifié, la vieille ville de Dubrovnik se visite à pied en prenant son temps. Quelques points méritent qu’on s’y arrête plutôt que de tout survoler.

  • Les remparts : le tour complet prend entre une heure et une heure et demie. Le parcours offre une vue plongeante sur les toits de tuiles, le port et la mer. En septembre, la lumière rasante de fin de journée est idéale pour les photos.
  • Le Palais du Recteur : ancien siège du gouvernement de la République de Raguse, il abrite aujourd’hui un musée d’histoire. L’architecture du palais mélange gothique et Renaissance.
  • Le port de la vieille ville : point de départ des navettes vers Lokrum, l’île-jardin botanique face à Dubrovnik. En septembre, on y trouve encore des restaurants ouverts avec vue sur les fortifications, sans la queue de l’été.

Le quartier autour de la Stradun se prête à la flânerie une fois les groupes repartis. Les ruelles qui montent vers les hauteurs de la ville sont presque désertes à partir de la fin d’après-midi.

Couple de voyageurs découvrant une boutique de poterie artisanale dans une ruelle médiévale de Dubrovnik en septembre

Dubrovnik en septembre n’est pas une ville vide, et ce n’est pas le but. On y trouve une ville qui respire mieux, une mer encore chaude pour nager jusqu’en fin de mois, et des îles accessibles sans la pression de la haute saison. Le vrai gain de septembre, c’est le temps : celui de marcher sur les remparts sans bousculade, de prendre un ferry vers Lopud sur un coup de tête, ou de dîner au port sans réservation.

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