Le blog de Voyagenbus

Carnet de voyages avec Voyagenbus.com

Live Report Carnaval Notting Hill

5novembre

Coup de foudre pour Nothing Hill!!!

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Mes amis voici le récit de l'une de mes plus belles idylles et je n'exagère absolument pas le trait en vous disant cela. Vous allez trouver à Londres et plus particulièrement à Nothing Hill, toute la folie et la démesure dont vous avez toujours rêvé. Attendez vous à un choc esthétique sans précédent, ici tradition et modernité ont été subtilement associé pour vous vous assurer un dépaysement de tous les instants et que dire du carnaval, euphorisant et lumineux, pour sur. Retour sur un séjour pas tout à fait comme les autres au cœur des Caraïbes, pas à Kingston, certes; mais c'est tout comme, en plein Nothing Hill, pour une expérience sensorielle unique, qui vous transformera à jamais...

I - Road to Nothing Hill...

Il est 22h, place Nation à Paris, nous incorporons nos bus respectifs bien décidés à profiter à fond de cette expérience unique qui s'offre à nous. Les visages sont radieux et les mines jouasses à l'idée d'assister à une communion parfaite sur fond de Reggae, Ragga, Reggae Dancehall, Electro, Drum and Bass, etc.., durant près de deux jours. Au total pas moins d'une centaine de Sound System disséminés aux quatre coins de la ville.

Après quelques heures de route nous arrivons à Calais pour embarquer dans le ferry qui nous conduira au sud de l'Angleterre pour ensuite rallier Londres. Ah le ferry! Quel jolie moment, si dépaysant, à bord vous pourrez notamment changer vos euros en Pound, ce qui est très intéressant car vous ne serez absolument pas taxé, ce qui n'est pas négligeable lorsque l'on connait le cours de la livre sterling. Mais passons sur ces détails d'ordre purement technique et attardons nous sur le côté purement romantique d'une traversée en bateau. C'est le visage fouetté par les embruns que je découvre après 1h30 de traversée les côtes anglaises, perçant le brouillard de leur blanc immaculé. Ca y est la terre promise est en vue, cette terre si souvent décriée par nos ancêtres et qualifiée de "Perfide Albion" par le passé a bel et bien des aires d'eldorado. L'avenir est devant nous et porte le nom de Carnaval de Nothing Hill, alors jetez l’ancre moussaillon !!! Il n'y a plus de temps à perdre, nous avons rendez vous avec l'histoire. Rhum planteur, poulet au curry et transe festive jusqu'au bout de la nuit, nous voilà…

II - Arrivée en terre promise :

Après 2 petites heures de voyage en bus nous arrivons enfin devant notre auberge de jeunesse, la grande classe, d'une propreté remarquable, toilettes et douches impeccables et carte magnétique pour rentrer dans nos chambres respectives, "property so british.” Après une rapide reconnaissance des lieux nous décidons, mon compère d'aventure et moi de partir explorer Londres et ses vieilles pierres. Idée pleine de bons sens vous allez me dire, oui mais voilà, c’était sans compter avec le capital sympathie des anglais, en adéquation parfaite avec notre furieuse envie de découvrir les us et coutumes de ses charmants autochtones aussi rouges que festifs. C'est donc en parfait petits aventuriers de l’apéritif que nous sommes allés décrypter les comportements de la population locale, écumant ainsi tous les bars de "King Cross", bière à la main et sourire crampé, avec une assiduité et un professionnalisme sans égal. Notre attention ce jour là se porta plus particulièrement sur un sympathique pub qui se trouvait juste devant l'auberge et qui abritait toute une foule de locaux déguisée en cowboy et en indien, jouant un remake malté de la conquête de l'ouest. Mais ne vous y trompez pas, si de peaux rouges il est question ici, ce n'est point à cause du soleil, mais plutôt à cause d'une singulière habitude, absente de nos contrées, à savoir la dégustation de bière de 11h du matin jusqu'à la tombée de la nuit, de quoi lier de belles amitiés je vous assure...Après avoir passé plus de la moitié d'une journée en compagnie de ces charmants personnages je décidais quand même d'honorer le carnaval en allant me faire quelques tresses chez une sympathique coiffeuse: anglo-jamaïcaine, j’étais le seul blanc dans l'assistance, mais qu'importe, j'étais là pour du dépaysement et croyez moi j'en ai eu pour mon argent...

III - Carnaval nous voilà!!!

Il est aux environs de 10h, nos organismes sont encore engourdis par les excès de la veille, mais cela ne va certes pas nous empêcher de profiter à fond de l'événement majeur pour lequel nous sommes venus de si loin, à savoir le carnaval de Nothing Hill. Au passage, le deuxième plus gros carnaval après l'indétrônable carnaval de Rio. C'est donc confiant que nous partons à la conquête de Londres, mais avant de nous engouffrer dans les méandres colorés du carnaval nous décidons de faire une petite halte du côté de "Camdem town", pour là encore un dépaysement intégral. Comment décrire correctement ce lumineux quartier afin de lui rendre suffisamment hommage? Ce que vous allez vivre en vous baladant dans ses rues dépasse et de loin tous ce que vous avez pu voir dans le genre... Paradis de l'alternativié en tout genre, Camdem vous offre la possibilité de donner libre cours à votre personnalité, que vous soyez goth, punk, rastafarien, passionné de mangas ou que sais je.. ? Murs de "new rock", corsets, robes victoriennes, sacs fashion, ceintures zébrées et chapeaux en tout genre, ici tous les goûts sont représentés. Quant à son marché, véritable carrefour des saveurs, à mi chemin entre Chinatown et Bombay, au cœur du quel vous allez pouvoir voyager au grès des épices et des fumeries d’encens. N'oubliez pas de passer par le magasin "Cyberdog", véritable paradis technoïde pour les amateurs du genre, gogo danceuse type hentai et serveurs sauce bionique vous attendent dans cette enseigne « ABSOLUMENT » pas comme les autres... Magnifique que ce quartier, vraiment, mais voilà nous sommes là pour faire la fête, direction Nothing Hill, nous n'avons que trop tardé...

Quelques minutes plus tard, après s’être un peu chauffé la voix avec des jamaïcains dans le métro, nous débarquons enfin à Nothing. Le métro bondé pour l'occasion est gratuit, des centaines de personnes s'amassent afin de fouler en premier la terre promise. Après une escorte plus qu'efficace de la police londonienne, (je tiens d'ailleurs à saluer tout le professionnalisme de la police qui a su faire preuve d'un sang froid à toute épreuve), nous voilà enfin dans le saint des saints, je m'empresse d'acheter un bonnet type "rasta", aux couleurs de la Jamaïque, avec des dreadlocks agrafées dessus. Achat qui aurait pu me valoir les quolibets d'une communauté caribéenne fière de ses valeurs, alors que bien au contraire cela m'a valu la sympathie et même l'amour de cette chaleureuse population, mais en ce qui concerne l'amour nous y reviendrons un peu plus tard.

Aujourd’hui c'est le carnaval des enfants, défilé de couleurs chatoyantes et de mines réjouies sont au programme de cet incontournable rendez vous. C'est en errant dans les rues de "Nothing Hill" que vous allez pouvoir vous rendre compte de l'ampleur de ce carnaval pas tout à fait comme les autres, Sound système itinérants distillant un son d'une rare intensité et subtile odeur de poulet au curry vont venir égayer vos sens jusqu'à l'étourdissement. Et en parlant d'étourdissement, je crois bien en avoir eu pour mon argent. En effet, après avoir oeuvré toute la journée pour vous rapporter le maximum d'images, je décide, en accord avec mon compère de circonstance, de céder à l'appel de quelques boissons à caractère euphorisant, le punch coulant à flot, il n'est pas bien difficile de sombrer dans la transgression festive. Après quelques lampées de ce divin breuvage nous avons donc décidé de nous fondre dans la foule afin de fêter comme il se doit les caraïbes et plus particulièrement sa gente féminine, magnifiquement apprêtée pour l’occasion. Et oui mes amis, j'ai eu droit à mon idylle à la saveur épicée, mon coup de foudre à Nothing Hill, "so spicy..."

Et que dire du lendemain si ce n'est faire autant d'éloges, cette fois si c'était au tour des adultes de nous faire une démonstration, hi hop et reggae savamment distillés par les hommes, tandis que les femmes accumulaient les booty shake endiablées et autre danses savoureusement suggestives. Les Sound system itinirenants n'étaient d'ailleurs pas en reste, orchestres de still drums et autres percussions nous ont offert un allé simple pour les Barbades, car si on parle beaucoup de la communauté jamaïcaine c’est bel et bien toute l'archipel des Caraïbes qui est représenté ici. De la Barbade en passant par Trinidad et Tobago, Saint kitts and Nevis, j’en passe et des meilleurs, plus de 2 millions de personnes dans les rues de la ville, c'est vous dire...


IV - It's time to go:

Après une dernière danse et un dernier contact avec cette si chaleureuse communauté, combien de "Oh!!! You’re French", "I love France, thank's so much for your coming", etc..., de la part des déracinés caribéens, comme des anglais d'ailleurs, il est grand temps de partir. C'est donc le cœur gros que nous laissons ces gens merveilleux afin de rallier le bus qui nous conduira chez nous, direction Hyde Park et sa tête de cheval géante plantée au milieu des jardins. Mais je ne me fais aucun soucis l'année prochaine je serais de nouveau ici pour célébrer la vie et la fête avec ma nouvelle famille, car c’est bien de famille dont il faut parler ici, une famille tolérante et colorée qui ne vous juge pas et vous offre ce qu'elle a de meilleur, ses valeurs, sans rien attendre en retour.

En quittant ce magnifique rassemblement communautaire je ne peux m'empêcher cependant, d'émettre quelques regrets quant à l'impossibilité pour la France et plus particulièrement pour Paris d'organiser un évènement tel que celui ci, sans risquer une guerre civile à chaque coins de rue. Je pense que l'intégration de ces communautés au sein du pays de sa majesté est une vraie réussite et ce carnaval en est la preuve vivante. A nous, maintenant, de nous inspirer de ce modèle, mettons l'epace de quelques secondes notre orgueil de côté et essayons de voire ce qui a cloché chez nous et surtout analyser comment nous pourrions rectifier le tire. Et à ce moment là, pourquoi ne pas se laisser aller à rêver d'un carnaval Antillais en plein cœur de Paris... ? Sur ce mes amis, je vous laisse réfléchir à tout ca, quant a moi je repars à la recherche de nouveaux ilots libertaires afin de vous montrer que si les voyages sont formateurs, ils n’en sont pas moins libérateurs, à bon entendeur....Salut!!!!

Aurélien

Carnaval de Notting Hill 2009

14octobre

Carnaval de Notting Hill - Août 2009 - Londres

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Vendredi soir, c’est dans le froid que nous avons embarqué dans nos bus
direction Londres, en espérant que la température n’empire pas au fur
et à mesure de notre progression vers la Grande Bretagne.

Une fois dans le bus, nous avons pu nous réchauffer et c’est là que la
fatigue de la journée a commencée à se faire sentir. C’est donc dans
une ambiance ensommeillée que nous avons fait le voyage jusqu'à Calais.
Nous avons embarqué à bord d’un ferry au petit matin, sur fond de lever
de soleil d’un côté et de falaises de calcaire blanches immaculées de
l’autre,. A bord, les passagers ont pu prendre un petit déjeuner avec
des croissants et du café chaud, fortement apprécié, après un passage
sur le pont du ferry pour regarder le soleil se lever à l’horizon, dans
un froid glacial.

Arrivé de l’autre côté de la Manche, nous avons débarqué à Douvres pour
entamer la dernière ligne droite de notre voyage. Après un peu moins de
deux heures de route, nous arrivions dans Londres où nous avons pu
admirer les jolis quartiers de périphérie de la capitale parsemés de
maisons charmantes et de jardins verdoyants tranchant totalement avec
ce que nous avons pu admirer au départ de Paris.

Arrivé au centre ville, nous fûmes déposés par notre chauffeur juste en
face de notre auberge de jeunesse dans laquelle nous allions passer les
2 prochaines nuits. Les chambres n’étant pas encore prêtes, nous avons
posé nos bagages dans un local prévu à cet effet et sommes partis
visiter le quartier. Ce fût l’occasion pour certains d’aller apprécier
un breakfast à la terrasse d’un café, à base d’œufs brouillés et de
bacon comme les anglais savent bien les faire. D’autres ont préféré se
mêler à la population locale dans un pub proche de l’auberge où
certains semblaient déjà avoir commencé le carnaval et s’étaient
déguisés en cowboys et en indiens pour fêter un match de football à
venir dans la journée.

Une fois les chambres investies, certaines personnes ont opté pour une
petite sieste pour rattraper le manque de sommeil, d’autres sont
parties visiter les différents coins de la ville. Pour ma part, ayant
retrouvé des amies habitant sur place, nous sommes allés visiter le
marché du quartier de Camden. Des étalages à perte de vue avec des
façades de boutiques décorées de dragons par ci et de pin-up par là.
Certainement le quartier le plus attractif de tout Londres. 18h, le
marché ferme et les pubs prennent le relais. Le soir, la foule qui se
trouvait dans les rues se retrouve autour d’une bière et le quartier
prend un air beaucoup plus festif. Si les pub bondés de monde ne sont
pas à votre goût, il est toujours possible d’aller prendre un
rafraîchissement dans une des nombreuses épiceries ouvertes toute la
nuit puis d’aller s’assoir sur les rives d’un petit canal sur lequel
circulent des péniches, tout en contemplant les beaux jardins des
maisons londoniennes érigées sur la rive opposée.  

Après une journée bien remplie, tout le monde est allé se coucher pour
être d’attaque le lendemain, premier jour du célèbre carnaval de
Notting Hill. Dimanche, après un petit déjeuner de rigueur, c’est le
départ pour le quartier de Notting Hill, quartier populaire constitué
de très grandes maisons à façades blanches impeccables. Dans le métro,
on pouvait croiser des londoniens qui avaient commencé la fête et qui
hurlaient à chaque ouverture des portes de notre wagon. Les canettes de
bières vides qui volaient et les sifflets qui retentissaient à chaque
station encore plus fort nous faisaient comprendre que nous arrivions
bientôt. Au fur et a mesure que nous approchions de notre arrêt, nous
pouvions constater une présence policière de plus en plus importante.
Les bobbies sont là pour nous encadrer et nous indiquer les sorties à
emprunter, mais également pour éviter tout débordement...

Une fois hors du métro, nous nous retrouvons au milieu de la foule
immense qui nous entoure de toute part. Premier constat : le public est
très jeune, en grande majorité composé d’enfants accompagnés de leurs
parents. Des camions équipés de sonos circulent lentement envoyant des
décibels autour d’eux, généralement suivis  par des cortèges de
danseuses et danseurs brésiliens en costume de carnaval avec grandes
plumes colorées et tout petits bikinis (colorés aussi…). Les défilés de
couleurs et de musiques durent jusqu'à 18h puis se dispersent pour
laisser place aux personnes voulant prolonger la fête jusqu’au petit
matin. La nuit se poursuit donc dans des pubs ou des clubs spécialement
aménagés pour l’occasion. Nous rentrons fatigués au petit matin pour
dormir quelques heures avant de libérer notre chambre et déposer les
bagages dans le bus qui nous récupérera le soir même après la fin du
carnaval.

Lundi matin, départ pour le carnaval après une bonne douche me sortant
vaguement de mon ébriété de la veille et qui ne s’était toujours pas
estompée. Après avoir attendu que des amis me rejoignent dans le très
beau Hyde Park, nous repartons retrouver d’autres personnes dans
Notting Hill. Une fois sur place, nous avons constaté que l’ambiance
avait changé par rapport à la veille. Face à nous une marée d’adultes
et d'adolescents faisant la fête, dansant autour des sound-systems qui
envoyait du reggae, ragga/dancehall et d'autres musiques, à grands
coups de décibels. Les troupes de danseurs de la veille étaient là,
elles constituaient un défilé impressionnant aux couleurs jamaïcaines.
Le défilé à ensuite laissé place à une foule déchaînée qui a continué
de gigoter sur toutes sortes de musiques crachées par enceintes
installées sur les camions de sono. Ainsi comme la journée précédente,
le carnaval a pris fin vers18h et nous avons dû, en nous traînant à
travers la foule, retourner jusqu’au point de rendez-vous afin de
remonter dans le bus pour le retour vers Paris.

C’est avec des images colorées plein la tête que nous avons vécu notre
retour. Arrivé Place de la Nation à Paris au petit matin, chacun est rentré
chez lui, chargé de souvenirs, et avec une seule envie, celle d’y
retourner l’an prochain.

Textes et photos par Rémi DEROCHE, accompagnateur.

Voyage en Italie

1octobre

                         Voyage en Italie – Août 2009
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Pas encore remise de mes émotions balkaniques, me voilà à nouveau sur la route, ou plutôt dans un bus… direction l’Italie, cette fois. Un pays que j’aime, que je connais bien, et où je me réjouis de retourner après l’avoir brièvement traversé il y a quelques jours pour aller à Guca.

Le circuit Venise-Florence-Rome s’annonce des plus prometteurs. Trois des plus belles villes du monde… je suis chanceuse ! Et pour couronner le tout, Laetitia ( la petite fée de Voyagenbus ) m’a annoncé que je repartais avec un de mes chauffeurs serbes préférés. Ce voyage en Italie se présente donc sous les meilleurs auspices. Un peu de beauté et de soleil avant d’attaquer la rentrée…

Vendredi. Jour du départ. Je me retrouve comme il y a 3 semaines, place de la Nation. Un petit groupe m’attend déjà et je retrouve Daniel ( un des chauffeurs de Guca ) et Michel, un autre chauffeur serbe très sympathique. Et exactement le même bus que celui qui nous emmenés en Serbie au début du mois. Emotion, émotion…

On the road again ! Après deux arrêts sur l’autoroute, nous arrivons à Grenoble en début de soirée où nous faisons une longue pause pour dîner avant d’attaquer la longue nuit en bus, et surtout pour récupérer trois autres personnes qui nous rejoignent ici.

Nous sommes donc au complet. Le tunnel de Fréjus nous attend, encore des kilomètres de bitume, et demain, au petit matin, le soleil se lèvera sur la lagune.

Arrivée à Venise. Nous voilà débarqués au Lido, et de là, nous prenons un vaporetto qui nous emmène Piazza San Marco pendant que les chauffeurs vont passer la journée à l’hôtel, à plusieurs kilomètres de là. Ils viendront nous chercher ce soir à l’embarcadère de Punta Sabbioni.

La Place Saint-Marc à cette heure-là est encore déserte, et quelques heures plus tard, quand elle aura été envahie par les hordes de touristes, que les petites ruelles alentours seront noires de monde, et qu’il faudra faire la queue pendant des heures pour visiter le moindre musée, et que tout ça ressemblera à une espèce de Disneyland sur la lagune, nous regretterons de ne pas avoir savouré à sa juste valeur cette arrivée matinale sur cette place sublimement belle et vide.

Le Palais des Doges se dresse en face de nous, les gondoles amarrées aux pontons se balancent doucement sur l’eau, la journée s’annonce superbe et Venise est à nous. On se croirait dans un film. Nous voilà donc partis à la découverte de la ville et de ses canaux, de ses secrets et de son histoire, de ses fantômes et de sa beauté. J’ai fixé le rendez-vous pour ce soir au pied de la colonne surmontée du lion de Saint-Marc, emblème de Venise. Le groupe s’est dispersé au fil des envies de chacun, et je me retrouve avec le petit noyau qui ne me quittera pas de tout le séjour ou presque : Graziella et Elisabeth ( un duo mère-fille fabuleux ), Emmanuel qui nous révèlera bientôt son humour pince-sans-rire,

Sandrine qui deviendra une formidable « assistante » et qui grâce à nous deviendra une experte en photos ( tu as dit : photo ? ) et Laila qui nous
fera rêver avec ses anecdotes sur Casablanca et sur Tanger. Sans oublier nos deux adorables couples : Jessica et Olivier, Lady et Jean-Sébastien. Gentils, drôles, et toujours souriants. Que nous laisserons profiter de leur voyage en amoureux, mais que nous serons heureux de retrouver à chaque fois pour discuter un peu et échanger nos infos. Là, je pense en particulier à Jean-Sébastien qui nous aura donné à Rome une info de première importance : l’adresse du meilleur glacier !

Le soir de ce premier jour, nous serons néanmoins heureux de retrouver nos chauffeurs à Punta Sabbioni et d’arriver enfin à notre superbe hôtel pour une vraie nuit dans un vrai lit.

Pendant deux jours, nous allons nous perdre dans Venise, au hasard de ses ruelles. Venise est une ville faite pour se perdre, pour revenir sur ses pas, pour se perdre encore, pour flâner, pour manger des glaces, pour admirer le ballet incessant des gondoliers qui semblent danser avec grâce sur leurs gondoles, tels des cousins de Baryshnikov, dans leurs polos rayés et derrière leurs lunettes de soleil, prenant la pose dès qu’un appareil-photo surgit, c'est-à-dire presque tout le temps.

Et puis, les musées, les églises, le Grand Canal, la Biennale, les palais sublimes qui s’enfoncent un peu plus dans l’eau au fil des ans, et les questions qu’on ne peut s’empêcher de se poser : par quel miracle cette ville a-t-elle été construite ? Comment tient-elle encore debout ? Peut-elle un jour disparaitre complètement ?

Ces deux jours passent à toute allure et nous quittons toute cette beauté à regret, mais en sachant qu’une autre ville sublime nous attend : Florence. Ma préférée. Berceau de la Renaissance Italienne.

Accueil charmant dans un petit hôtel pas trop éloigné du centre-ville. Sitôt arrivés, nous voilà déjà dehors, histoire de profiter au maximum des heures que nous restons ici. C’est en effet à Florence que nous restons le moins longtemps… hélas ! Une journée et demi où il nous faut trouver le temps d’arpenter les fameux jardins de Boboli, d’aller admirer le coucher de soleil sur l’Arno, de croiser le fantôme de Béatrice sur la Via Dante, ou celui des Médicis sur le Ponte-Vecchio, de visiter la Galerie des Offices et de se pâmer devant les plus belles collections qui soient, d’admirer le Duomo Santa Maria del Fiore, la troisième plus grande cathédrale du monde après Saint-Pierre à Rome et Saint-Paul à Londres, une pure merveille surmontée par la coupole de Brunelleschi, véritable chef d’oeuvre de la Renaissance.

Dans les jardins de Boboli, en lieu et place de Lorenzo el Magnifico, je croiserai celui qui désormais me poursuit : le nain Morgante. Mes compagnons de voyage en ont fait leur blague favorite. Private joke. Nous dégusterons pas très loin du Ponte-Vecchio les meilleurs sandwiches
que nous ayons jamais mangés. Oui, je crois que je peux l’affirmer, mes compères ne me contrediront pas : des sandwiches à tomber par terre et pour un prix tout à fait raisonnable. Nous croirons aussi l’espace d’un instant que Florence a été transportée en France, tellement nous entendrons parler français du matin au soir pendant le temps que nous y serons. Cela prouve au moins une chose : les Français ont bon goût.

Florence est une ville merveilleuse et tranquille, un peu hors du temps. Et je défie les plus réfractaires à l’art de ne pas finir par la trouver belle et envoûtante. Il faut la découvrir à pied et ne pas se précipiter forcément dans tous les musées. En poussant la porte de la moindre église, vous vous trouverez nez-à-nez avec de vrais trésors. Certaines d’entre elles sont parmi les plus belles d’Italie. Au fil des rues, la beauté vous happera à chaque instant et vous irez de surprise en surprise. Florence est une ville qui s’apprivoise doucement et qui vous hantera encore longtemps après que vous l’ayez quittée.

Le mardi soir, nous quittons la capitale Toscane après quelques péripéties qui m’auront fait courir dans tout Florence, échevelée et le cœur battant, après avoir perdu Sandrine et Emmanuel qui se sont volatilisés mystérieusement en sortant de la Galerie des Offices. Nous finirons par nous retrouver à l’arrêt du bus, dans un état de stress proche de la crise cardiaque. Nous en rions aujourd’hui, mais je peux vous dire que nous nous souviendrons longtemps de notre départ. Pour différentes raisons que je tairai ici.

Et comme tous les chemins mènent à Rome, nous y arrivons enfin. Dernière étape de ce fabuleux circuit. Trois jours entiers pour clore ce voyage en beauté et nous reposer un peu avant de rentrer en France. L’hôtel est situé à deux pas du centre-ville et c’est vraiment agréable. A peine arrivés, nous posons nos bagages et nous allons boire un verre avec nos chauffeurs qui l’ont bien mérité. Martini rouge dans la douceur d’une nuit romaine, un avant-goût de la dolce vita.

Le lendemain, mon petit groupe a décidé de passer la journée au Vatican. De mon côté, je vais me balader un peu au hasard. Il y a longtemps que je ne suis pas venue à Rome et je redécouvre la ville avec un œil nouveau, la trouvant beaucoup plus belle que dans mon souvenir. Mes pas me mènent tout naturellement vers le Colisée. Il fait une chaleur écrasante. Puis, je vais faire un tour vers la Fontaine de Trevi, en espérant secrètement y croiser l’ombre de Marcello. J’y trouve surtout une masse de gens qui s’agglutinent autour, en se prenant en photo. Je mange une glace, je visite quelques églises, et je rentre à l’hôtel, épuisée. Avec une idée fixe : prendre un bain.

Le soir, on décide d’aller se faire un resto, et ô cruelle erreur, nous portons notre choix final sur un endroit improbable aux allures de cafétéria bleue qui se trouve juste en face de la gare. Que dire ? Ce repas prend des allures de cauchemar et nous regardons nos assiettes avec désespoir, conscients d’être dans un pays où la nourriture est une des meilleures au monde. Oui, mais pas dans ce lieu étrange où le fromage sur les pizzas n’est pas fondu, où les pâtes sont celles de la semaine dernière, et où les canellonnis aux épinards ( disséqués par Sandrine ) ressemblent à une chose non identifiable. Pour reprendre une de nos expressions cultes ( car chaque voyage a ses phrases-cultes ) : c’était trop trop mauvais ! A des années-lumière du « trop trop beau » de Florence…

Le lendemain, à peine remis de ce mauvais dîner, nous nous dirigeons vers le Colisée. La météo annonce 40 degrés. Nous allons faire notre visite de ce haut-lieu de l’Antiquité sous un ciel de feu, mais cela ne nous empêchera pas d’en apprécier la beauté et d’être impressionnés par la majesté qui se dégage de cet endroit, posé comme par miracle en plein centre de Rome. L’effet est saisissant quand on sort du métro et qu’on le voit aussitôt se dresser devant nous. Nous allons ensuite nous acheter un sandwich et refaire provision d’eau fraîche avant de nous attaquer à l’autre gros morceau de la journée : le Palatin, le jardin Farnese et le Forum. Toujours sous une chaleur effroyable. Mais ça vaut vraiment le coup, ces endroits sont magiques. A voir au moins une fois dans sa vie.

Ensuite, retour à l’hôtel pour se reposer un peu avant de ressortir pour notre dernière soirée à Rome. Vu le fiasco de la veille, nous nous sommes faits une promesse : un super resto ! J’emmène le petit groupe voir la fontaine de Trevi, encore plus belle le soir avec toutes ses lumières. Puis, dans une des petites ruelles adjacentes, nous nous laissons allécher par le bagoût d’un serveur, véritable Casanova de pacotille, qui a jeté son dévolu sur Graziella la bellissima. Et c’est parti pour une soirée de fous rires, de délicieux cocktails, et surtout une nourriture excellente et servie avec tellement d’abondance que le pourtant gourmet Emmanuel ne viendra même pas à bout de son risotto. En repartant, je croise un mystérieux Italien assis sur un petit tabouret, devant un jeu de tarots. Le petit groupe me laisse affronter mon destin et m’attend un peu plus loin. L’Italien me tire les cartes, lit les lignes de ma main, pose sa main sur mon front, se concentre, et me fait ses prédictions dans un mélange de français, d’anglais et d’italien. Un joli moment, totalement surréaliste, au pied du temple d’Hadrien… Enième arrêt chez un marchand de glace avant de rentrer à pied à l’hôtel.

Pour notre dernière journée en Italie, nous n’avons rien prévu de spécial. Juste flâner dans les rues, aller nous promener à la Villa Borghese, marcher le long du Tibre, trouver le fameux glacier que nous a vanté Jean-Sébastien, faire nos derniers achats, envoyer nos cartes postales ( celles que je trimballe depuis Florence ), profiter au maximum de cette dernière journée de vacances avant le retour en France. Nous prenons un verre chez un charmant Tunisien installé ici depuis quelques années et ravi de parler français avec nous. Mes compagnons de voyage, après m’avoir déjà écrit une très gentille carte à Florence et signée par tous ( ou presque ), m’offrent des petits cadeaux pour me remercier de mon « accompagnement ». Je suis très émue.

Ces huit jours de bonheur sont déjà finis. Nous remontons dans notre bus pour la dernière nuit. Demain, nous serons de retour à Paname pour les uns, à Grenoble pour les autres, la tête remplie de beaux souvenirs, et avec de nouveaux amis dans nos bagages. C’est là tout le charme de ce type de voyages : se dire qu’on part peut-être seuls, mais qu’au retour on sera plusieurs. Comme à Guca, de nouvelles amitiés ont vu le jour. Il suffit d’avoir l’esprit un peu ouvert, d’être curieux des autres et de ne pas se prendre au sérieux. Nous avons passé de très belles vacances et la plus belle chose qu’on m’ait dite ( comme à Guca ), c’est : je ne m’attendais pas du tout à ça, je pensais rester seul ( e ) dans mon coin, c’est encore mieux que ce que j’avais imaginé…

Les voyages en bus sont chaleureux et offrent une manière originale et différente de découvrir des pays étrangers, et parfois de se découvrir soi- même. A l’arrivée à Nation, les gens étaient fatigués mais heureux, et n’avaient qu’une envie : repartir.


Textes et photos : Pascaline ( accompagnatrice )

Sziget 2009... 2nd report !

27août

Sziget : “The only place for the fest“ 

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Bonjour à tous et bienvenue à bord du Sziget tour avec Voyagenbus... En route pour une expérience unique qui vous changera à jamais. Oubliez tout vos référents en la matière, ici personne ne vous juge, seule la transgression festive est de mise, le seul mot d'ordre est la fête sous toutes ses formes et dans tous ses états. La folie festivalière vous guète à chaque coin de tente, alors abandonnez vous à ce qui pourrait bien devenir l'expérience d'une vie. Sans plus attendre voici le récit d'une semaine de déraison sur l'île de Buda. Décollage immédiat pour la démesure festivalière… 

Etape 1: Préparatifs concernant le pèlerinage vers le saint des saints: "Notre Dame du Sziget" 

8h30, dimanche: Arrivée sur les rotules gare de Marseille pour un voyage qui allait s'avérer digne des meilleurs films de suspens hollywoodiens. Pour l'anecdote, je tiens à préciser que votre serviteur (cad moi) avait trouvé de bon goût de passer un samedi soir des plus mouvementés avant d'embarquer directement pour le train qui allait l'emmener de Nice à Marseille. Bravant donc le sommeil ainsi qu'un légère éthylisme de circonstance, je montais donc dans ce premier véhicule, point de départ de mon aventure Sziget. Une fois les bagages posées, je décidais donc de sombrer dans un sommeil bien mérité en écoutant une compile de ballades bien sentie à cette heure avancée de la nuit. Oui mais voilà, le dieu des transports ferroviaires ne l'entendait pas de cette oreille et me plaça juste à côté d'un sympathique sexagénaire, "écrivaillion" de son état qui trouva opportun de me faire lire l'intégralité de son œuvre en me demandant si possible une rapide analyse. Je pense que vous devez aisément vous imaginer "la gueule" de l'analyse littéraire que j'étais en mesure de délivrer à cette heure tardive, détonante et peu convaincante s'il en est. Mais qu'importe cette si singulière rencontre m'avait réconforté dans l'idée que si les voyages forment la jeunesse, ils vous fabriquent des souvenirs pour le reste de votre vie et ça, ça n'a pas de prix...Bref, il est 9h du matin, prêt à embarquer avec les 80 autres apprentis festivaliers pour une expérience unique à Budapest... 

Etape 2: Le pèlerinage 

9h00 du matin, nous voilà tous parti pour le Sziget Festival, nous ramassons les derniers passagers de ce Touring bus délirant, à savoir les toulonnais qui allaient sans le savoir être en grande partie responsable de la tournure délirante de ce séjour en Hongrie. Mais ça nous le verrons par la suite. Pour faire court, je ne vais pas vous décrire les 24 heures de bus qui nous ont mené de Marseille à Budapest. Les amitiés se sont crées naturellement au sein du bus, formant les groupes qui allaient affronter cette semaine de festival si particulière. Quelques faits marquants cependant, un passage à pied de la frontière Hongroise, je trouve ce fait assez "roots" pour le souligner et une “pose pipi“ en Slovénie dans un station essence où les employés ont trouvé judicieux de remplacer les extincteurs par des arrosoirs. Alors simple oubli ou réelle volonté de déconne forcenée, la question reste entière...Quoi qu'il en soit nous voilà  en territoire Hongrois à quelques heures de la délivrance qui porte le nom de Sziget Festival

Etape 3: Le Sziget 

10h00 Lundi, Nous voilà enfin à l'entrée du Sziget Festival, bracelet au poignée, tentes quechua armées, fin prêt à affronter ce festival tant désiré.  

Apres quelques mètres dans le festival nous nous rendons déjà compte que rien ne serait pareil après ça et que, ce que nous nous apprêtons à vivre allait dépasser et de loin tout ce que nous avions pu vivre auparavant. Et je peux d' hors et déjà vous dire que nos craintes étaient fondées. A peine nos tentes posées nous nous sommes dirigés vers le centre du festival pour voir de plus prés ce qui rend le Sziget si singulier et là je peux vous affirmer que c'est un décollement de la rétine auquel vous devez vous attendre. Tout ici est fait pour vous éblouir, aussi bien les échoppes, les stands ou encore les festivaliers, surtout les festivaliers d’ailleurs. Ne vous étonnez surtout pas de trouver des gens en palmes, masques, tubas, barbotant dans des piscines gonflables rose fluo et armés de super soccer chargés au mojito, tout cela est plus que normal.  

Le Sziget c'est une sorte de Burning man, la musique en plus. Au programme cette année, pas moins de 200 groupes qui se succèdent sur les différentes scènes placées un peu partout sur les 120 ha de l'île et ce pour notre plus grand bonheur. De Prodigy à Faith no More en passant par Offspring ou Fat Boy Slim, sans oublier la scène électro avec Birdy nam nam et Cold Cut mais également du ska avec Ska-p ou du reggae avec Tiken Jah Fakoly, bref tous les styles y sont representés même le black métal c'est  vous dire, avec cette année les norvégiens de Satyricon, qui nous ont gratifié d'une performance remarquable autant que remarquée. Mais ne s'arrêter qu'à la musique serait une grossière erreur tant le Sziget est riche de diversité; pyrotechnie, saut a l'élastique, défilé de mode à ciel ouvert, animation ultra sexy sous la tente axe, drag queen  sous le chapiteau du magic mirror, ( chapiteau qui eu d'ailleurs la sympathique visite tout en rondeur d'une charmante poupée gonflable venue d' orient et répondant au doux nom de "Fatima Fong", escortée par des body guard toulonnais, hurlant à tout va :"ici c'est Toulon", une scène aussi sympathique que surréaliste). Tout est ici réuni pour vous plonger dans une transe festive qui n'a jusqu'alors aucune équivalence.  

Il est à préciser que la situation géographique est un atout imparable. Imaginez plutôt, vous finissez votre soirée festivalière vers les minuits et vous décidez alors subitement d'aller faire la fête dans le centre de la ville, aucun soucis une navette vous emmène et ce jusqu'à 4 heures du matin sur Budapest. A vous alors les nuits enfiévrées avec la population locale, forte accueillante au demeurant, ah !! "Hungarian women", tout un poème. Boîtes de nuit, boîtes rock et métal, pubs en tout genre et petits restos plein de charme vous attendent au détour d'une petite virée dans le cœur de Buda. Cependant méfiez vous des boites de striptease, vous aurez vite fait de vous retrouver sans le sous avec une bonne frayeur, fort dommage lorsque l'on vient pour de la détente et du dépaysement... 

Ah oui j'allais oublier les termes très nombreux à Budapest vous permettront pour une somme modique de vous relaxer dans des piscines d'eau chaude, avec sauna, hammam, massage, idéal avant de réattaquer 4 jours de festivals.. Sachez, mes chères compatriotes qu'un coin camping vous ai plus ou moins reservé ainsi qu'une tente portant le nom de “Dalmat“ où vous pourrez vous ressourcer en fin de soirée, attention cependant à ne pas trop vous donner car l'ambiance est survoltée et vous aurez vite fait de vous plier une falenge et oui à l'heure ou j'écris ces quelques lignes "in mémorial", mon majeure, bien droit dans mon attelle, fait un doigt d'honneur à mon écran, le verdict est sans appel, fracture du majeure. Imaginez maintenant la tête de la radio passée dans l'hôpital central de Budapest (digne d’un hôpital de campagne français des années 50, désinfection au paic citron et opération dans la salle d’admission), le majeure bien relevé devant l'infirmière; absurde et déraisonnable encore une fois.  

Mais ce n'est rien comparé  à la fine équipe de toulonnais qui m'entourait, de vrais fous au sens noble du terme, des gladiateurs de l'absurde et de la transgression en tout genre, bref des mecs bien que je tiens a saluer a travers ces quelques lignes. Merci le mecs, grâce à vous ce séjour a pris une tournure que je qualifierais de savoureusement improbable, à très vite pour d'autres expéditions en terre inconnues...Idem pour toute la petite famille qui s'est formée dans le bus, de beaux moments de partage vous attendent si vous décidez de rejoindre la famille voyage en bus. Croyez moi, vous allez vous redécouvrir à travers les autres, partager des moments uniques que seules de longues traversées peuvent vous offrir...Sur ce, je vous laisse méditer sur tout ça en espérant vous voir nombreux l'année prochaine tenter l'aventure Sziget...Si les voyages forment la jeunesse, les voyages en bus quant a eux vous ouvrent l'esprit et vous laissent des images pleins la tête...See you soon on the road my friends... 

Aurélien

Prague en amoureux

27août
Prague

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Un bus roule en direction de Prague, celui de voyagenbus bien entendu ! Il est 5 heures du matin lorsque nous foulons le sol de la cité tant attendue. Un magnifique tableau se dessine alors, éclairé par les lumières de l'aube. A nous la vie de bohème, une vie riche de découvertes et de rencontres dans cette ville si belle et si mystérieuse.

Prague (1)
Ginger and Fred
Ginger Rogers et Fred Astaire moulés dans du béton. Un spectacle bétonnant que nous livre cette maison dansante.


Prague
Kavarna café - Obecni Dum
Il était une fois, un prince et sa princesse... oui, ce lieu est propice à la rêverie, au conte de fée.
D’imposants lustres en cristal de bohème tombent du plafond, un pianiste vous joue les airs les plus doux... c’est l’endroit romantique par excellence... j’en suis tombé amoureuse.


Prague (11)
Tour Eiffel - Colline de Petrin.
Cette colline verdoyante, dite «Colline des amoureux», est coiffée d’un surprenant chapeau : une mini-dame de fer. Une légère ascension le long de sa colonne vertébrale et vous dominerez Prague la Magnifique.


Prague (8)
Musée du jouet - Enceinte du Château de Prague
On se sent tout petits face aux héros et héroïnes de notre enfance...Robots, poupées, trains électriques sont les hôtes de ce musée, et feront ressurgir à coup sur souvenirs et émotions : un petit paradis pour les grands enfants que nous sommes.


Prague (12)
Labyrinthe des Miroirs - Colline de Petrin
Quoi ma gueule, qu’est-ce qu’elle a ma gueule ?


Prague (10)
Alphonse Mucha
Cet illustre peintre tchèque, fer de lance de l’Art Nouveau décora de nombreux monuments de la ville et signa notamment ces merveilleux vitraux qui illuminent actuellement l’intérieur de la Cathédrale Saint-Guy.


Prague (9)
Cathédrale Saint-Guy


Prague (7)
Pilsner Urquell, la plus célèbre blonde de
Prague. Ivres de bonheur au fil des heures, nous décidâmes de plonger
dans un bain de mousse dans l’un des charmants restaurants de la Maison Municipale, véritable joyau de l’Art Nouveau.


Prague (5)
Le vieux cimetière juif - quartier de Josefov, à l’atmosphère si particulière.
Un peu de brume, Michaël Jackson et son Moonwalk... nous pourrions nous croire dans un décor de Thriller..mais non, ce lieu est hanté par une toute autre chose que des morts-vivants, c’est un lieu magique, étrange et mystérieux, miraculeusement préservé, qui témoigne de l’importance de la culture juive et de sa communauté dans l’histoire de Prague.


Prague (3)
La cuisine tchèque est à l’image même de la ville, généreuse et chaleureuse. A Prague, vous trouverez tous les styles de cuisine (tchèque, italienne, indienne...), tous styles d’intérieurs, décorés parfois avec beaucoup de simplicité ou tout bonnement hallucinants.


Prague (4)
Maison - Quartier Josefov
Luxe, calme & volupté règnent dans ce quartier juif où trônent fièrement de splendides édifices (Synagogue espagnole, Synagogue Vieille-Nouvelle...), vestiges du ghetto de Prague. Voyage dans le temps garanti dans cet endroit chargé d’histoire.


Prague (2)
Grand Hôtel Europa
Du Grand Art Nouveau... Cet hôtel mythique ou de grands noms ont séjourné est un ravissement pour les yeux à l’extérieur, comme à l’intérieur.


Prague (6)
Les amoureux de Prague


Photos et textes : Juliette Protto

Sziget festival 2009

21août

Sziget

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Nous sommes le dimanche 9 aout, il est 5h30 du matin, les passagers et le bus sont à l’heure. Après un arrêt à Nîmes et Nice, nous voila 51 en route pour Budapest et le Sziget festival. Accédez à la fiche sur le site de Voyagenbus Voyager en Bus c’est une aventure en soit, surtout sur une telle distance, mais même si parfois les choses ne sont pas simples, il reste néanmoins un excellent moyen de partir « faire un festival » en toute convivialité.  C’est donc le lundi 10 aout, vers 14h que nous posons le pied sur l’ile D’Obuda, « l’ile aux milles concerts et festivals ». Le cadre est impressionnant dés le début, une ile, sur le Danube, ilot de verdure en plein cœur de Budapest et bien qu’on m’ait prévenu « tu verras Sziget c’est le plus impressionnant des festivals d’Europe » je n’ai pu qu’être impressionné dés l’arrivée. Une semaine de musiques, de danse, et de performances. Au programme plus de 1000 événements, 600 concerts, 13 scènes et une multitude d’autres attractions, une tente des mariages, un labyrinthe, des librairies, un village Ukrainien, décidément la semaine sera chargée.

Et Voilà, c’est parti nous y sommes, et après l’installation, montage de la tente etc. Me voila parti à la découverte du site. Officiellement le festival ne démarre que  mercredi, ce premier jour se limitera à une prise de contact avec mes voisin et une reconnaissance des lieux.   Tout le monde en est un peu au même point : voyage, fatigue : ambiance tranquille ou chacun noue ou développe des liens initiés pendant le voyage.



Mercredi  12 juillet

Réveil à 10 h (seul et unique réveil matinal du festival), une douche très attendue, puis ça  commence fort, et c’est tant mieux ! Pour le coup je suis « à donf » et dès 15h, sur la Grande Scène c’est  IAM X qui mélange l’électro-rock avec des touches cyberpunk, une tuerie. Toujours sur la main stage c’est au tour de Nouvelle Vague, j’avais d’ailleurs assisté quelques heures plus tôt, aux balances. Les deux nanas ont attiré les foules avec des reprises insolites et inspirées. Entre chaque artiste il y ‘a évidement changement de matos, de light… ces moments on en profite pour aller… pisser ! et manger, et faire un tour sur le site  et discuter avec les potes de la suite, de quelle scène on va ensuite profiter.  Retour à la grande scène avec le groupe mythique espagnol: Ska P (Ska-punk. joli  jeu de mot signifiant échappé) Bien entendu ici le Pogo était de rigueur. Lyly Allen clôturera la scène centrale mais pas ma nuit, car je file en direction de Magic Mirror, le lieu gay friendly du festival. Lieu au nom évocateur et qui se transforme en cabaret de l’étrange.  C’est Diva Tomasz,  qu’on imagine tout droit sortie du bus de Priscila folle du désert, qui nous déroule au long du spectacle un menu bigarré, où le talent ne manque carrément pas. Les artistes sont issus des grandes scènes de cabaret, depuis la troupe de DC cow-boys,  participants d’America’s got talent, en passant par Marco Nouri, un garagiste au corps exceptionnel réalisant de somptueux équilibres avec des pneus, jusqu’à la folle burlesque, Moira Finucane, crevant des ballons avec ses seins ou éjaculant du lait sur le public ! Terrible ! Et bien sur il ne va pas être difficile de me convaincre d´y retourner tous les soirs pour y finir mes nuits.

Jeudi 13 aout :

On commence avec The Ting Ting, le duo anglais déclenche l’euphorie et balance avec ferveur sa pop rythmée et acidulée. Ce duo Fille/garçon, apporte originalité et fraicheur à un son parfois banal. S’ensuit pour moi une course endiablée entre la scène blues où se produisait le Jimmy Hendrix Mémorial, et la scene Jazz où j’ai pu découvrir Balazs Elemer Group. Ensemble reconnu comme « un des meilleurs d’aujourd’hui ». A 21.30 devait se produire un des maitres du big beat anglais : Fat Boy Slim. Qu’en dire sinon que ça s’apparentait plus à du Guetta de Province, avec un son de discothèque du même acabit, une vrai catastrophe pour celui qui fût un maitre du dance floor, mais qui aujourd’hui mixe sans les mains, bras en l’air. Ce faisant il n’a respecté ni le public ni ce qu’il fût par le passé, rejoignant ainsi une clique de DJ qui se prennent aujourd’hui pour ce qu’ils n’ont jamais été. Dommage. Heureusement sur la scène de l’Amphithéâtre Emilie Loizeau nous régalait de son univers mélancolique et très actuel. Pour satisfaire enfin mes oreilles « de dinosaure de l’électro », Arman Van Buuren m’a permit de remettre mon métabolisme en ordre avant de retourner au chapiteau de Magik Miror pour un peu de rêve devant la performance de Doris et Robert choinka (invité régulier du Casino de Paris) et finir la nuit dans une ambiance discothèque. C’est avec regret que j’ai appris l’annulation de Vive la Fête, pour leurs délires et leur incroyable talent à mettre le feu sur scène !

Vendredi 14 août

Malgré une nuit endiablée et enrichie d’une rencontre romantique, le reveil est matinal pour partir à la découverte du plus grand centre thermal d'Europe : les bains Széchényi ! Ben oui on n’est pas prisonnier de l’ile !  Les bains  Széchényi font sans aucun doute partie des plus beaux. La multitude de bassins, offre détente et relaxation dans l’univers naturel du bois Varosliget. Entre bains chauds, saunas, et salles de vapeur, chacun y trouve son petit bonheur. Mais ce qui fait des bains Széchenyi un véritable petit bijou ce sont les piscines extérieures, dans une immense cour néobaroque toute de jaune vêtue. Il y a là un grand bassin chaud (32°) avec jets d'eau et fontaines pour vous masser le dos tandis que les plus joueurs s'amusent à défier les papis hongrois aux échecs. Un deuxième bassin plus frais propose un massage par bulles et un circuit aquatique à courant...Grand moment de détente, enfin une douche chaude et à ce stade de l'aventure ouf!  C'est trop bon!

Retour sur l’ile et la course aux scènes reprend de plus bel avec dans le désordre: Primal scream, Amadou & Mariam, Pendulum , Birdy Nam Nam, ou comment 4 DJs (Crazy B, Pone, DJ Need et Little Mike) ont enflammé la grande scène électro du festival avant la tombée de la nuit, à seulement 19h ! Leur set explosif et hypnotique allie pendant presque 2 heures grosses basses entêtantes et show lumière hallucinant, on comprend mieux pourquoi on est sorti moite du chapiteau ; après la prestation désastreuse de Fat Boy on se demande même si ce n’est pas eux qui auraient dû occuper le Main Stage. Fin de nuit désormais habituelle au Magik Miror et câlins.

Samedi 15

Réveil toujours dans ses bras si charmants, et retour à la musique. Je vous le fait encore une fois dans le désordre, faut dire qu’à de stade du festival, ça se complique un peu… La fête, la musique, la bière, les potes et la chaleur viennent donner un coté un peu surréaliste. Dans le désordre donc, Klaxons, Khaled, Placebo, Babylone Circus, Road six sax. L’après midi plus ludique, aussi, avec les jeux de réflexions et rencontres. Un groupe qui m’a fait plaisir à découvrir : Karen Carroll and the Mississippi Grave diggers : du pur blues qui allait très bien avec mon humeur romantique de l’instant. Et pour finir une découverte Electro : le japonais Tearz qui a envoyé un pur set ! Et j’ai fini ma nuit où ? Magik Miror ? Vous croyez ? Ben ouais !

Dimanche 16

Dernier jour, un peu de nostalgie, un peu comme les dimanches ici, avec cette idée que c’est la fin, qu’on n’a pas envie de partir. Mais un dimanche tout de même avec les potes. D’autant que c’est ce jour là que nos passagers lyonnais se sont rendu en tenue « cromagnonesque » à la tente des mariages ! Bel hommage à the Offspring. Grand moment de rire et de folie comme souvent nos passager nous en font vivre. Côté musique bien évidement Offspring et Faith No More. Un tit détour sur les sets électro, un coucou à Oakenford puis dodo, câlins, car il faut assurer le retour de tout ce joli monde !

Sziget c’est plus qu’un festival musical de qualité, c’est une fête continue de 5 jours et 5 nuits. Si on demande à chaque festivalier de raconter, on aura des multitudes de réponses différentes : la bulgare en costume traditionnelle venue animer un stand de Puzzle Géant ne racontera pas la même chose qu’un lyonnais qui s’est uni pour le meilleur et le rire à son meilleur pote dans la tente des mariages. J’ai choisi pour cette première visite de faire le festival sous un angle très musical. L’ambiance sur le campement était des plus bon-enfant, les passagers réunis par affinité ou provenance ont quant à eux trouvé ce qu’ils étaient venus chercher : qui du rock, qui  des parties de black jack sur le stand Jack Daniel’s, qui de l’électro, ou de la world music. Ou encore des après-midis détente au soleil, avec dépaysement au village Ukrainien. En tout 390 000 personnes sont venues sur l’ile d’Obuda. Pas toujours très frais, pas toujours cohérant, mais toujours friendly. Après avoir pas mal roulé ma bosse autour de la planète, Sziget restera un très grand moment et c’est clair : j’y retourne !

Yo Magik Blender pour Voyagenbus.com

 

Guca 2009 !

20août
Guca 2009 cover
Il était une fois Guca… 2009
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Quand j’ai dit que je partais en Serbie, on m’a regardée d’un air
bizarre. Drôle d’endroit pour des vacances… La guerre a laissé
des traces dans certains esprits… Quand j’ai dit que je partais
à Guca ( Goutcha ), on m’a regardée d’un air interrogateur.
Guca ?
Késaco ???
Quand j’ai expliqué que Guca était le plus grand rassemblement au
mondede trompettes et de fanfares tziganes, un festival réputé
pour être le Woodstock des Balkans et que les films de Kusturica
ont largement contribué à faire connaître grâce à leur musique,
là, on m’a regardée d’un air inquiet.
Dans quelle aventure allais-je donc m’embarquer ?
C’est pourtant le cœur empli de fête et d’excitation que je fais
mes bagages le jour du départ. Je prépare mon voyage depuis plus
d’une semaine et je m’attends à tout… mais surtout à du bonheur.



Rendez-vous place de la Nation à Paris. C’est de là que le bus
partira à 1h00 du matin. Je suis l’accompagnatrice de ce fabuleux
périple. « Un voyage d’exception » m’a dit le big boss. On m’a
prévenue que j’allais avoir trois chauffeurs serbes pour le voyage :
de quoi nous mettre tout de suite dans l'ambiance !
Minuit. Quelques personnes sont déjà là, à attendre devant le bus. Les
autres arrivent peu à peu. Je me présente. On se regarde tous un peu en
coin, on se jauge, on plaisante, on pose des questions, on échange quelques
infos, on fait connaissance… on va passer trente heures ensemble enfermés
dans un bus… l’aventure commence !

Les chauffeurs arrivent. Micha, Jean et Daniel. Ils sont sympathiques et
rassurants. On est entre de bonnes mains, je le sens. Intuition qui se
révèlera plus que juste : ces chauffeurs-là sont en or !!! Ils auront été nos
anges-gardiens pendant tout le voyage et se seront montrés d’une gentillesse
sans égale. Les Serbes sont des gens chaleureux et fiers de faire découvrir
leur pays, comme nous le découvrirons tout au long de notre séjour.
En route ! Nous quittons Paris. Nous devons récupérer au passage quelques
voyageurs à Dijon, à Lyon, et à Grenoble, et ensuite direction le tunnel de
Fréjus pour une épopée qui s’annonce épique.

Le voyage est rythmé par des arrêts réguliers sur les aires d’autoroutes. Le
temps pourri nous inquiète un peu. Nous traversons l’Italie sous des rafales
de pluie. Idem en Slovénie où nous arrivons la nuit tombée. Passage de la
frontière pour la Croatie. Je réussis enfin à m’assoupir trois heures avant
d’être réveillée à la frontière serbe. Tout le monde sort son passeport. Nous
devrons malheureusement laisser un de nos compagnons à la frontière, car
il n’a que sa carte d’identité. Qu’on se le dise : il faut impérativement un
passeport pour entrer en Serbie. Nous profitons de cet arrêt pour aller
échanger nos euros contre des dinars serbes. Les affinités commencent à se
faire jour au sein du groupe : le voyage en bus, ça crée des liens.
Nous voici donc en Serbie. Nous sommes mardi. Magnifique lever de soleil
aux nuances roses-orangées pour nous accueillir. Nous passons tout près de
Belgrade, déçus de ne pouvoir faire un arrêt dans « la ville blanche ». L’idée
d’une petite échappée à Belgrade pendant la semaine commence à germer
dans mon esprit.

La campagne est incroyablement belle. Tout est vert et très boisé. Posées ça
et là, tout au long de la route, des maisons qui semblent encore en
construction mais qu’on dirait pourtant habitées. La chose m’intriguant, je
pose la question à Jean qui m’explique qu’elles sont comme ça depuis la
guerre. L’argent manquant, les constructions ont été stoppées, mais les
maisons qui étaient à peu près habitables sont finalement occupées par
leurs propriétaires. Difficile d’imaginer que ce beau pays était en guerre il y a
quelques années. Je repense aux images vues aux infos à l’époque, la guerre
qui était tout près de nous et à laquelle nous ne comprenions pas grand-chose.

Nous nous arrêtons un peu avant Cacak ( une ville près de Guca ) pour
prendre notre petit-déjeuner. Il est encore tôt. Café turc ( kafa ), thé ( tchay ),
et drôles de sandwichs au contenu non clairement identifié ( fromage ? )
mais qui font le bonheur de nos voyageurs exténués ( et affamés ) par le
trajet. Après une heure de pause, nous remontons dans le bus pour les
quelques kilomètres qui nous séparent de notre lieu de villégiature.
Nous arrivons enfin à Guca au petit matin. Le village encerclé de montagnes
semble assoupi sous un ciel pas franchement bleu. La météo nous
promettait 38°. Où sont-ils ? Le bus s’arrête devant ce qui sera notre maison
pendant une semaine. Nous avons la chance de tous loger au même endroit.

En formule logement chez l’habitant ou en formule camping, nous sommes
tous hébergés chez Liliana et Milan qui ont deux petites maisons l’une à côté
de l’autre et un grand pré où bientôt les tentes vont pousser comme des
champignons. Le groupe se disperse, chacun va s’installer, se doucher
( private joke ), se dégourdir les jambes, faire connaissance avec son nouvel
environnement. Je me retrouve dans la même chambre que Marie et Sophie,
deux amies originaires de Bretagne qui vont vite devenir mes copines.
Nous faisons connaissance avec le Rakija ( Rakiya ), l’eau de vie locale dont
nous avons beaucoup entendu parler et que Liliana nous offre avec le kafa.
Le Rakija va faire des adeptes, et d’ici la fin de la semaine, Liliana nous aura
vendu quelques bouteilles qui ne feront pas long feu… hélas.

Première balade dans les rues de Guca. Le village est encore vide, seuls
quelques autochtones nous accueillent au son d’un « Dobar dan » ( bonjour )
jovial. Le festival commence officiellement demain. Pour l’instant, les
derniers préparatifs sont en cours. Difficile de croire que d’ici un jour ou
deux, les rues seront noires de monde, que les trompettes vont envahir
l’espace, que nous croiserons des fanfares à chaque coin de rue et que la
Jelen Pivo ( bière locale qui sponsorise le festival et qui se boit comme du
petit lait ) aura remplacé l’eau. Nous avons donc tout notre temps pour
apprivoiser le village, nous recueillir au pied de la statue de l’homme à la
trompette, faire un petit repérage des rues, et nous préparer mentalement à
la folie qui va bientôt se déverser dans ce petit village qui semble si calme.

Premières bières, premières grillades, premiers fous rires… l’ambiance de
fête commence à se faire sentir au sein de notre petit groupe que nous
appellerons très vite : la Communauté. Non pas de l’anneau… mais de la
Pivo… ou de la trompette de Guca… ou de Voyagenbus… ( au choix )

Nous connaitrons bientôt par cœur la route qui mène de la maison au centre
du village et que nous allons emprunter plusieurs fois par jour. Nous nous
rendrons compte assez vite de la chance que nous avons d’être logés un peu
à l’extérieur du village… quand les cris des trompettes auront envahi
l’atmosphère et que la musique résonnera non-stop…
Le soir, les cochons commencent à tourner sur les broches. La bonne odeur
des ragoûts de choux, cuits dans de grands chaudrons, nous chatouillent les
narines. La nourriture est partout, à chaque coin de rue, tout nous fait
envie. La Pivo nous appelle, les fanfares commencent à résonner, l’esprit de
Guca nous envahit peu à peu. Ça y est : on y est !!! Yurish ! ( à l’assaut ! )
comme dirait Goran ( Bregovic ). La fête a commencé. Ziveli ! A votre santé !

Le mercredi, nous nous réveillons sous un ciel gris. Mais rien ne peut faire
obstacle à notre bonheur d’être ici. Chacun commence à trouver ses
marques. On est comme à la maison… ou presque… On va prendre notre
petit-déjeuner au café du coin… nous nous y retrouverons tous les matins...

On déambule dans les rues, on repère le célèbre bar en terrasses qui domine
le village, et où certains d’entre nous auront la chance d’assister à un mini-
concert des célèbres Boban et Marko Markovic, les rois de la trompette, qui
feront bientôt vibrer la foule pendant le grand concert du jeudi soir où nous
apprendrons que la pluie de bière ( et de vodka ) est une chose tout à fait
courante à Guca. Tout comme les lâchers de ballons et les voix qui se
cassent à force de chanter « Kalashnikov « ou « Gas, Gas » ( là, je pense
particulièrement à moi et à ma voix qui est restée à Guca ). Notre nouvel ami
Wahib se fera même filmer par quelques télés locales en train de danser. Et
c’est d’ailleurs à Wahib que nous devrons la réplique-culte de nos vacances :
« Casser l’ivresse » qui a définitivement détrôné le « Casser la voix » d’un
certain Patrick B.





Nous nous échappons néanmoins de cette ambiance folle pour passer un
après-midi à Belgrade. Départ de Guca au petit matin. La Communauté est
presqu’au complet pour attraper un bus brinquebalant qui nous emmène à
Cacak ( prononcer : Tcha-tchak ) où nous prenons un bus pour la capitale
serbe. Au final, trois heures et demi de bus ( oui, on aime le bus !!! ) pour
passer quelques heures à Belgrade avant de refaire le trajet en sens inverse
pour arriver à temps à Guca pour le concert de Boban et Marko ( à ne rater
sous aucun prétexte ). Mais la balade à Belgrade valait le coup et la vue
superbe sur le confluent du Danube et de la Save depuis la forteresse de
Kalemegdan nous a enchantés. Nous avons posé pour la postérité devant le
monument construit en remerciement à la France, hommage du peuple
serbe à notre pays. Au sortir de la Cathédrale Saint-Sava, nous nous
sommes pris une averse absolument mémorable et avons rejoint la gare
routière trempés jusqu’aux os. Trempés mais heureux ! Yurish !!!

Les jours suivants, le soleil arrive enfin, la chaleur écrasante, la foule qui
envahit en masse les rues de Guca pour cette 49ème édition du festival, et on
retrouve la folle ivresse et l’ambiance hallucinée qu’on avait imaginée ( et
rêvée ) en regardant quelques vidéos sur You Tube, accompagnées de
commentaires dythirambiques qui nous promettaient ( entre autres ) que
Guca était : The best festival in the world !

Comment parler de Guca à ceux qui n’y sont jamais allés ? Comment faire
partager ce qu’on a vécu ? Comment expliquer cette atmosphère unique,
magique, hors du temps, qui a imprégné notre cœur et notre esprit pendant
une semaine ? Comment expliquer l’osmose qui a opéré au sein de notre
petit groupe ? Comment faire partager cette musique qui se vit avec les
tripes, qui remue jusqu’au plus profond de l’âme, ces fanfares qui nous
happent et qui nous entrainent avec elles jusqu’au bout de la nuit ?

Guca, c’est de la musique bien sûr, c’est de la bière, des cris, des rires, des
drapeaux serbes qui flottent dans les airs, des feux d’artifice, des danseurs
fous dans les rues, des gens venus des quatre coins de l’Europe ( et parfois
même de plus loin ) qui marchent en chantant et en se tenant par la main
ou par la taille, un esprit de fête incroyable, des nuits qui ne veulent pas
finir, des cuivres qui résonnent dans nos têtes bien longtemps encore après
s’être arrêtés de jouer, de la joie, du rakija, la sensation intense d’être en vie,
et d’être ici : à Guca. Car on va rentrer chez nous et on saura. On retournera
voir les vidéos sur You Tube et on comprendra. On l’aura vécu. On pourra
dire : j’y étais.

Le séjour touche à sa fin et personne n’a envie de repartir. On traine à la
maison, on profite au maximum des dernières heures passées ensemble. On
dépense nos derniers dinars, on se fait plaisir. On va manger un cochon ou
un agneau rôti pour la dernière fois. On se paye une fanfare. Je me retrouve
avec une partie de la Communauté chez Goran, un petit resto où on est
accueillis comme des rois. Goran lui-même est un prince. On se jure qu’on
reviendra. L’an prochain, le festival fêtera ses cinquante ans. Les plus
grands sont attendus, la fête sera énorme et durera plus de dix jours.
Kusturica, Boban et Marko, Goran Bregovic… ils seront tous là. Et nous
sommes déjà quelques-uns prêts à revivre l’aventure en 2010.

Dimanche soir. Le bus vient nous chercher. Micha, Daniel et Jean sont au
rendez-vous et récupèrent un groupe encore sous le choc de la semaine de
folie qui vient de s’écouler. Morgan, un de nos compagnons de voyage, fête
ses 20 ans à minuit, dans le bus, quelque part entre Guca et Belgrade. Je
trouve encore la force d’attraper le micro et de chanter : Happy Birthday.
Puis tout le monde s’écroule, épuisé. On se réveille à peine aux frontières.
L’esprit de la fête nous déserte peu à peu et on se dit que « l’ivresse est
définitivement cassée ». Certains de nos nouveaux amis nous abandonnent
en Italie pour continuer leurs vacances en Croatie. On se retrouve à nouveau
dans le tunnel de Fréjus, on en abandonne deux autres à Grenoble, puis
cinq à Lyon, trois à Dijon, la Communauté se dissout… mais des amitiés se
sont nouées et on sait que pour la plupart d’entre nous on se reverra. On ne
peut pas se séparer comme ça : « on a fait » Guca… notre Vietnam à nous.
On a survécu. Prêts à remettre ça.

Arrivés à Paris, le reste du groupe se disperse. Je serre les chauffeurs dans
mes bras. On traine un peu en prenant un café, encore un peu sonnés. Il est
cinq heures, Paris s’éveille. Nous, on a des images plein la tête, des
souvenirs à n’en plus finir, du Rakija dans nos valises ( pour tenir ! ) et on
s’étonne de ne pas rencontrer de fanfares sur la place de la Nation. Ce
voyage a été véritablement un « voyage d’exception », il a tenu toutes ses
promesses, et personnellement, je n’ai qu’une envie : retourner en Serbie et
découvrir un peu mieux ce pays magnifique et authentique.

Alors voilà : Ludo, Jehanne, Peggy, Seb, Marie, Jean-Louis, Quentin, Benoit,
Sylvain, Amaury, Florian A, Morgan, Wahib, Alain, Sophie A, Marlinka,
Hélène, Vincent M, Cécile, Sophie M, Fanny, Nicolas, Nils, Marie-So, Anne-
Gaëlle, Vincent B, Florian B, Andrei, Servane, Damien, Pascal et Virgil… j’ai
adoré faire ce voyage avec vous et vous avez été un groupe de rêve… et si ce
voyage a été aussi réussi, c’est grâce à vous. Chaque moment passé avec
vous a été « un moment privilégié ». Merci à tous pour votre bonne humeur
et pour votre esprit ouvert et amical. Et rendez-vous à Guca… ou ailleurs…

Textes et photos : Pascaline from Guca

Wacken 2009

20août
Wacken2009cover Découvrez les photos du voyage pour le festival Wacken.

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Photos : Julien bénatar

Trance Energy 2009

20août
trance-energy-buscover
Trance Energy 2009, avec Voyagenbus.com
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Monegros 2009 avec Voyagenbus.com

18août
monegros2009veb

Découvrez les images de l'ambiance folle du dernier séjour à Monegros 2009


Photos : Lionel@Magik-Blender

WACKEN OPEN AIR 08 Live Report for you headbangers!

5avril
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Comme chaque année, nous voilà repartis au pèlerinage des Metalleux. Le tout après de longues heures de route, mais à notre grande surprise, pas de bouchons à l’arrivée du festival contrairement à l’année précédente. Enfin nous arrivons à « __WACKEN OPEN AIR__ », le lieu sacré du Hard Rock, Le festival incontournable du Métal. Il est l’un des plus grand et meilleur festival de Métal en Europe qui prend une ampleur de plus en plus grande. Une organisation parfaite, le tout extrêmement bien cadré. Trois jours de fête pour le tout avec 80 groupes. Autant dire que l’on en a pris plein les yeux et les oreilles. Des shows époustouflants, des feux d’artifice couronnant les sets. Enfin bref, un grand moment de pur et intense plaisir au milieu de la communauté metalleuse la plus festive au monde. Jeudi 31 juillet 2008 : En cette première journée, le début des festivités peut déjà commencer. Petit passage au Stand à Cocktail (caipirinha pour ma part) comme à mon habitude pour ensuite enchaîner sur les shows. Aujourd’hui déjà du lourd d’annoncé. Notamment Airbourne, Nashville Pussy, Leaves Eyes et le groupe tant attendu pour cette 19è édition : Iron Maiden pour leur unique date en Allemagne ! AIRBOURNE : Premier groupe que j’ai vu de la journée et grosse claque tout simplement, du rock'n roll burné, bien rythmé, qui fait taper du pied. Un son propre, le chanteur est déchaîné, se fracasse des cannettes de bière sur la tête et les balance, monte sur les échafaudages séparant les deux scènes...il n'arrête pas. Le tout se ressent bien sur le publique qui apprécie. IRON MAIDEN : Des milliers de fans (Allemand entre autres) se seront déplacés rien que pour eux. Un show à la hauteur de nos espérances mais sans surprise en somme. Jeux de lumières et son parfaitement réglés, très grosse ambiance au sein du public...Le site était bondé de part en part, je ne l'avais jamais vu aussi plein, du monde jusqu’à la sortie du site. Impossible de me faufiler au devant de la scène bien entendu, j’ai du regarder le show via les écrans géant postés à droite et gauche des scènes. Vendredi 1 Août 2008 Vendredi, deuxième journée et toujours les même rituels que chaque année : réveil, douche et Cocktails pour veiller jusque tard dans la nuit ! Au programme du jour : Job for a cowboy, Ensiferum, Kamelott, Soilwork, Children of Bodum, Covus Corax et Gorgoroth. ENSIFERUM : Grosse ambiance sur un son mélodique et festif, leur musique s'y prêtant à merveille. Premier gros morceau de cette journée. Le public chante en chœur, les riffs sont lourds et bien rythmé. Le chanteur a un gros charisme, il s’approprie le public rapidement. Excellente prestation de ce bon groupe de Viking Metal. KAMELOT : le concert aurait pu être excellent si le son n'était pas aussi fort (en tout cas devant la scène), la grosse caisse assomme littéralement, ce qui gâche le set, axé sur les derniers albums du groupe. Simone Simons rejoint le groupe pour The haunting et Alex Krull de Leave's Eyes pour le final sur The march of Mephisto. SOILWORK : Un show qui commence difficilement, aucun son pour le micro de Bjorn sur la première chanson. Problème relativement vite régler, qui laissera place au professionnalisme des musiciens. Nous avons eut droit à des compos du dernier album « Sworn To A Great Divide » en passant par les anciens album « Stabbing the Drama » et « Natural Born Chaos » le tout provoquant wall of death et des circle pits en puissance. CHILDREN OF BODOM : Première remarque, Alexi Lailho n’avait pas l’air en très grande forme, teint blafard et yeux rougis..Mais cela ne l’empêchera pas d’assurer pour ce show vraiment bien ficelé. Toujours le même décor avec la carcasse de voiture en plein centre. Un son trop fort au début qui diminuera légèrement au fil du set (néanmoins port des bouchons fortement conseillé). Le groupe assure, le public slamme à tout va .La set-list est variée, présentant deux ou trois nouveaux morceaux. CORVUS CORAX : Le coup de coeur de cette 19è édition! Difficile de définir la musique du groupe. Un orchestre symphonique accompagne le groupe, qui est armé de percussions, de cornemuse, instruments à cordes et cuivres. Ici, point de guitare, basse ou autre. Une chanteuse lyrique est accompagnée de choeur. Spécial mais original par rapport au reste de l'affiche. Le tout à complètement hypnotisé le publique. GORGOROTH : N'étant pas fan au départ, je vais voir pour me faire mon avis et je fus agréablement surprise. Mise en scène malsaine comme sur le DVD (deux hommes et deux femmes nus accrochés sur des croix avec une cagoule sur la tête, du feu, des têtes de porcs empalés sur des pieux). Une puissance sonore inouïe pour une ambiance garantie! Aucune communication avec le public, Ghaal est d’une froideur extrême (bah oui faut être true) mais c’est peut-être ce qui fait toute la puissance du groupe. Gorgoroth terminé, retour au camping boire quelques shots de jägermeister et continuer la fête une bonne partie de la nuit. Enfin, le lendemain grosse journée en perspective. Samedi 2 Août 2008 Et voilà dernier jour de concert à Wacken, la fatigue se fait ressentir mais qu’à cela ne tienne il faut tenir ! Autant dire que ces 3 jours se seront passés extrêmement vite. Triste comme chaque année, mais c’est ce qui fait le charme des festivals. HATEBREED : Sans surprise, du Hardcore bien efficace pour générer Mosh et circle Pit. On aura eut droit à pas mal de chanson de l’album « Supremacy » les plus connues du groupe c’est derniers temps comme « Destroy Everything ». On regrette qu’il n’aient pas plus jouer des titres plus anciens. Enfin quoi il en soit le publique a bien apprécié. Un point toujours positif Jamey Jasta a toujours autant le sourire ! CARCASS : Là aussi, un très bon show motivant la foule. Un son bien réglé, la set-list qui comprendra pas mal de titres de l’album « Heartwork ». On notera aussi l’apparition d’Angela Gossow totalement déchaînée. AT THE GATES : Autre grosse star du death ce soir, Excellent son, Thomas Lindberg met le feu au Wacken, pogos et Slams en puissance dans la fosse. Que dire, à part du bonheur pour nos oreilles et nos yeux… KREATOR : Le son était clair et puissant (un peu trop peut-être, bouchons obligés pour ma part), le groupe en grande forme et le public a suivi comme un seul homme. LORDI : Dernier concert de ce Wacken. Gros show très visuel, pyrotechnique à gogo, les membres de Lordi changeant de masques et d'attirail assez souvent. Udo viendra pousser la chansonnette à la fin du set. Très bon concert sur une foule déchainée. Lordi terminé, petite boule au ventre, difficile de se dire que c’est terminé pour cette année. Encore 365 jours à attendre avant l’année prochaine. Enfin on par se consoler avec les derniers cocktails de la soirée. La nuit sera courte, autant dire qu’on a voulu en profiter jusqu’au bout. Tant pis pour la route du lendemain (plus ou moins 15 heures, avec les éternels bouchons autour de Hambourg..) Pour résumé, encore une très bonne édition cette année. L'an prochain Wacken fêtera ses 20 ans, autant dire que cette édition risque d’être monumentale et probablement très vite Sold Out! Les dates sont déjà programmées du 30.07 au 01.08 mais aucun groupe n'est encore annoncé, et donc les spéculations vont bon train entre Rammstein ou AC/DC, suspense… See you next year Metalheadz !! Cha et Arno.

Trance Energy 2009 chronique.

26mars

Trance Energy 2009

Le samedi 7 mars avait lieu la Trance Energy, l'event le plus réputé en matière de trance et de progressive. Comme tous les ans, au Jaarbeurs à Utrecht (Pays Bas), 30.000 personnes étaient attendues pour célébrer comme il se doit cette fête monumentale.

Au départ de Paris, nous étions deux bus et pas loin d'une centaine de joyeux fêtards à partir pour le temple de la trance. Le trajet, égayé par la musique, les dvd et une chaleureuse ambiance, se déroule sans encombre et nous arrivons aux alentours de 20h au Jaarbeurs. Il nous reste deux heures pour manger un morceau, retrouver des amis et se diriger tous ensemble vers la soirée.

L'entrée se fait rapidement, on dépose nos affaires, on passe les fouilles puis on achète les bons qui serviront à payer les boissons lors de la soirée. Il est alors temps de faire le tour des quatre salles de la soirée avec au programme cette année, une "petite" nouvelle : le floor classic.

La décoration est de qualité sans être étouffant, mais ce sont surtout les lumières et les lasers qui apporteront tout au long de la soirée un spectacle phénoménal. Le mainstage, la salle principale, est toujours aussi impressionnante et nous avons eu d'agréables surprises pour les salles suivantes. Tout d'abord, la quatrième salle, souvent un peu délaissée, est cette année d'une qualité tout à fait correcte, on y passera de bons moments. Mais la plus grosse surprise est venu du floor classic, évoqué précédemment, qui aura droit à une immense salle du Jaarbeurs (parc d'exposition comparable à notre porte de Versailles parisienne) que l'on avait jamais vue jusqu'alors.

Après cette agréable surprise, nous retournons sur le mainstage voir John O'Callaghan. Il est 23h, la soirée est sold out (tous les billets ont été vendus) et ça se sent ! Nous mettons plusieurs minutes à nous glisser vers l'avant de la salle pour ce premier set déjà très énergique de M. Callaghan, habitué des sonorités uplift et des bpm élevés. Beaucoup de morceaux inconnus dans son set, il prépare un album et nous avons sûrement eu quelques morceaux en exclusivité.

Vient ensuite le monstre sacré de la trance, Armin van Buuren, pour lequel nous avions accompagné les bus voyagenbus.com pour ses concerts en Hollande et en Belgique l'année dernière. L'ambiance monte d'un cran, cependant nous décidons de retourner sur le floor classic qui, comme son nom l'indique, était dédié aux premières sonorités trance de la fin des années 90 et début 2000. La salle est grande, bien remplie et les morceaux passés nous sont tous familiers ainsi qu'au reste du public, ce qui se traduit par une ambiance de feux, tout le monde les bras en l'air ou reprenant à tue tête les refrains les plus connus.

On ne retournera sur le main que plus tard pour la fin de Paul van Dyk qui nous a très agréablement surpris après ses dernières prestations qui nous avaient laissé sur notre faim. Puis nous repartons faire un tour, retrouver des amis, manger un hot dog dégoulinant de sauce puis retour sur le classic pour le meilleur set de la soirée pour nous : Scot Project !

C'est un dj trance/hardtrance qui était très productif aux débuts des années 2000, de ce fait il colle très bien à l'esprit de ce floor classic. L'ambiance est à son apogée, il enchaîne hit sur hit jusqu'à son morceau mythique : Overdrive qui sera pour nous le moment le plus fort de la soirée. Difficile après ça de retourner sur le main ou le rythme est légèrement plus calme, mais c'est bientôt la fin de la soirée, il y a un peu moins de monde et l'on profite du dernier set de Fausto.

7h, la soirée se termine, on retourne aux casiers récupérer nos affaires puis direction le car, qui nous attendait à quelques pas, pour un dodo bien mérité jusqu'à Paris où l'on arrivera peu après midi.

C'était notre 5ème Trance Energy, la 2ème avec voyagenbus.com et certainement pas la dernière !

Greg & Daniela, accompagnateurs voyagenbus.com.

ROCK AM RING 2008 LIVE REPORT

25novembre

Le Rock am Ring est un festival de musique à programmation rock-metal se tenant dans l'Ouest de l'Allemagne, près du village d'Adenau, dans la région de Eifel. Il a lieu chaque année au début du mois de juin. Sa particularité est de s'étendre en partie sur la ligne des stands du circuit du Nürburgring. Les zones de camping s'étendent autour de cette zone et également le long des bords du circuit lui-même, sur une douzaine de kilomètres. La première édition a eu lieu en 1985. Ce festival est devenu le plus grand du genre en Allemagne en 1991. En 1993 débuta un festival parallèle dans la ville de Wien. Ensuite, l'année suivante suivit le Rock in Riem, en 1995 le Rock in Park à Munich et depuis 1996 Rock im Park à Nuremberg, planifié durant les mêmes jours que le Rock am Ring, et possédant la même programmation.


RAR affiche

Partir au Rock Am Ring en bus: un vrai plaisir !

Nous sommes partie au Rock Am Ring avec la compagnie voyagenbus.com qui propose des offres pour les festivals tout compris (bus, tickets, camping). Autant dire que le voyage a été un très bon moment pour tout le monde. En effet, une ambiance décontractée, des festivaliers super agréables et festifs, un petit DVD du Wacken Open Air 2007 durant le trajet.. Que demander de plus :) ?

L'organisation via voyagenbus.com est absolument parfaite, on ne peut apprécier mieux un festival. En effet, finis les tracas de transport durant les festivals, finie la fatigue de reprendre le volant après 3 jours d'hyperactivité physique. On est traité comme des rois, des petites pauses de temps en temps pour fumer une cigarette et prendre l'air, des petits repos dans le bus avant d'attaquer les 3 jours au mieux de sa forme.

L'ambiance dans le bus est déchainée, les chants et les cris de joie vont bon train. Effectivement, nous arrivons bientôt au Nurburgring, le lieu ou se trouve le Rock Am Ring. Les festivaliers sont tous impatients de voir Metallica et les nombreuses autres tête d'affiche ! Je tiens à préciser que voyagenbus.com  organise aussi des voyages à destination du Hellfest, Wacken, Metal Camp, Sziget et bien d'autres ! Je vous laisse découvrir toute leur destination via ce lien : http://www.voyagenbus.com/theme/detail/258

Un festival gigantesque et excellent

Ahhh Le Rock Am ring, quelle aventure, et quelle joie que de refouler le sol allemand. Pour comprendre le contexte, il faut d'abord saisir quelques éléments essentiels et spécifiques aux festivals allemands. Les allemands ont un sens de la fête que nous ne connaissons pas en France. En effet, ils adorent la bonne bière plus que tout au monde et sont très bien organisés. Ils sont, aussi, en avance sur nous au niveau de la technologie sonore, de l'organisation, de l'écologie, et bien d'autres points. Le rock Am Ring, il faut avant tout le voir pour le croire. Ce sont avant tout des gens qui viennent pour prendre du bon temps devant de grosses grosses têtes d'affiche comme Metallica, Queens of the stone Age, Rage Against the Machine, Prodigy, The Offspring et bien d'autres ! « Music units people » comme on dit en pays teutoniques. Bon je vous passerai les détails du carnage au camping, de la sympathie des allemands, et de l'esprit festif lors du festival.

Allons à l'essentiel... donc les groupes qui ont joué durant le Rock Am Ring. Evidemment, je n'ai pas pu tous les voir donc je ne parlerai que de ceux que j'ai pu apprécier. Il faut savoir qu'il y a énormément de monde au Rock Am Ring, environ 85,000 personnes par jour. Il est donc très difficle de se rapprocher de la scène. Heureusement il y a des relais écrans + Enceintes géantes dans le festival pour pouvoir apprécier le show même depuis derrière.

Donc, le premier groupe que j'ai vu c'était Opeth , groupe Suédois à consonnance Metal Mélodique. Le son est d'une qualité remarquable, comme beaucoup pour toutes les scènes d'ailleurs. On sent toute la technicité et la précision du groupe en Live. Le chanteur/guitariste enchaîne les solos ravageurs avec des mélodies plus atmosphériques. Quelle autre scène aurait pu mieux accueillir Opeth que celle du Rock Am Ring ? Effectivement, le son est absolument parfait et le groupe en profite pour nous montrer son professionnalisme.

Vient ensuite Cavalera Caspiracy, le side project de Max Cavalera (chanteur/guitariste de Sepultura, Soulfy). Le groupe envoie du lourd en live, et le batteur (hugo) enchaine les Blast-Beats a une cadence effraînée. Le pogo titanesque montre la joie du public. Comble du bonheur, le combo nous offrira la joie de jouer « Roots Bloody Roots, Refust/resist, et Arise ». Que du bonheur...

On est ensuite parti voir Motorhead, avec ce bon vieux Lemmy. Ce groupe de légende est toujours aussi excellent en live et nous envoie du bon vieux Rock N Roll à l'ancienne ! The ace of spades, et les compos cultes y passent. « We are Motorhead and we play Rock N Roll » Comme dit si bien Lemmy. Les bons vieux riffs d'antan ravivent les ardeurs le public est plus que comblé. Un excellent concert comme toujours avec Motorhead. On ne se lasse pas de les voir !

La journée est clôturée par le groupe culte "Rage against the machine" jouissant d'une grande popularité. Le festival est remplie au maximum pour apprécier cet excellent groupe. Tom Morello (guitare) est au meilleur de sa forme et il fait des effets sonores surprenants avec son instrument. Le public est en liesse, les pogos vont bon train un peu partout dans les premiers rangs. Un excellent show qui clôture cette première journée.

La deuxième journée fut tout aussi appréciable. On retiendra les groupes de la center stage surtout c'est à dire : Disturbed, In flames, Nightwish, The offspring et METALLICA ! Pour ma part j'ai surtout adorer In flames, groupe culte de Death mélodique suédois, novateur dans le domaine et très expérimenté. C'est toujours un grand plaisir que de voir ou revoir In Flames en live. Le groupe a joué les titres phares : Cloud Connected, Colony, Only for the Weak, Pinbal map et d'autres titres du nouvel album "a sense of purpose".

 

Nightwish quand à eux n'ont pas été accueillis comme In Flames. Effectivement, le public semblait frustré de leur prestation. Le charisme de la nouvelle chanteuse est bien mauvais. De plus, le groupe subit divers pannes techniques durant le show qui nous vaut un beau "Tell me what the fuck is going on" de la part de la chanteuse. Ils n'auront pas joué longtemps au final. Une grande déception donc pour ce groupe pourtant bien ancré dans le Metal/Opéra.

The offspring est un groupe que je n'apprécie pas beaucoup en CD. Il possède trop d'influences Punk/Pop/rock Californien. Cependant je fus réellement surpris de voir à quel point le groupe est excellent en live. Le public chante en choeur leur compos phare "Self esteem, Pretty fly for a white guy etc...". Un très bon show au final malgré le fait qu'on avait un peu l'impression que le chanteur s'ennuyait un peu, sans doute a t il pris trop la grosse tête.

Metallica : le clou du spectacle. Le groupe qui a ramené des milliers de fans au Rock Am Ring rien qu'à lui. Le show fut, évidemment, grandiose avec effets pyrotechnique, jeu de scène, et feux d'artifice pour cloturer ce groupe mythique. Le groupe a joué 2h au final grâce à 3 rappels du public, ils ont joué les chansons cultes : "enter sandman, master of puppet, one, seek and destroy". Inutile de s'étendre sur le sujet, une video vaut plus qu'un article donc je vous laisse découvrir les dieux de la scène : http://fr.youtube.com/watch?v=wR4UxNwbxoE

 

Le troisième jour a été plutôt court pour nous. Trop fatigués des journées précèdentes, nous n'avons pu apprécié que certains groupes tels que Dimmu Borgir ou Queen of the stone age. Dimmu Borgir fut un show exceptionnel pour nous. Les Norvégiens ont mis le feu à la scène, Galder (guitare) et Shagrath ( vocals) au meilleur de leur forme ! Malheureusement le groupe a joué sur la "coca cola stage" petite scène. Je les aurais plutôt vu sur une grosse scène car c'est un groupe qui a un talent non négligeable et précurseur dans le New Black Metal.

Le bilan fut donc très positif, un excellent festival bourré d'émotions. Des show exceptionnels à la grandeur qu'on attendait. Une ambiance survoltée, un public comblé. Bref une excellente édition pour ce festival qui n'a pas fini de faire parler de lui. Je vous invite à aller voir quelques video sur youtube.com avec "Rock Am Ring 2008" comme mot clé pour que vous constatiez l'ampleur du spectacle.

Arnaud - juin 2008

NATURE ONE 2008 - Wake up in yellow!

25novembre

La Nature One est un festival allemand mythique qui célébrait cette année sa 14ème édition. Le concept n’a pas changé : deux énormes soirées le vendredi et le samedi soir et un camping gigantesque, de la taille d’une ville, pour accueillir les festivaliers.

Pour notre 5ème édition consécutive, Daniela et moi accompagnions un car au départ de Paris pour emmener avec nous 60 joyeux fêtards sur le site inoubliable de la Nature One. Rendez vous était donc pris jeudi soir, pour faire le voyage de nuit afin d’arriver tôt sur place et de pouvoir profiter de la première journée de camping.

Le trajet se déroule sans encombres, on fait une halte à Metz aux alentours de 06h pour récupérer une douzaine de passagers puis on met le cap sur Kastellaun. Arrivés sur place,  on fait un arrêt dans un supermarché de la ville pour faire les provisions nécessaires de nourriture et de boissons puis cap sur la Nature One.

Camping - Vendredi



Notre car nous dépose au même endroit que les navettes qui viennent de Koblenz ou de Kastellaun. L’avantage par rapport à lorsque l’on vient en voiture, c’est que l’on peut s’installer où l’on veut sur le camping. Ce dernier a ouvert la veille et certains endroits sont déjà bien remplis. Heureusement il est encore tôt et on trouve facilement un emplacement stratégique pour s’installer avec nos dizaines de tentes.

Midi et demi, tout le monde est enfin prêt, on va pouvoir profiter pleinement de cette première journée. Les nouveaux découvrent avec stupeur ce camping de dingues qui a même grandi de plusieurs parcelles par rapport aux années précédentes. A travers tout le camping énormément de gens passent de la musique, du simple poste sur un petit groupe électrogène aux floors à proprement parler avec platines, djs, lights etc…

On commence l’appéro puis les premiers barbeuqs et on part se promener à la recherche d’amis arrivés la veille. On repasse par le campement avant d’aller chercher les billets pour la soirée qu’on distribuera un peu plus tard.



L’heure a tournée, d’autres sessions barbecues et d’autres apéros se mettent en place, puis les plus pressés se dirigent vers la base où se déroulera la soirée, à une dizaine de minute à pied du camping. Les premiers djs que l’on souhaitait voir passaient plus tard dans la soirée, on profite donc un peu plus du camping avant de se mettre en route à notre tour.

Soirée – Vendredi
Il est aux environ de 22h lorsque l’on arrive à l’entrée de la base. On récupère des partyguide, petits livrets contenant les horaires de passage des différents djs ainsi que le plan du site, et l’on constate qu’à l’image du camping, le site de la Nature One a également été agrandi par rapport aux années passées. Cette nouvelle aire est d’ailleurs conséquente puisqu’elle accueille 2 des 4 plus gros floor : le House of House et le Classic Terminal. Cependant, on ira les découvrir plus tard car ATB va commencer sur l’Open Air.

Comme d’habitude, ATB est à fond. De notre côté on se met tranquillement dans l’ambiance en découvrant la version 2008 de l’Open Air avec une décoration à base de drapés blancs plutôt réussie.



S’en suit Ferry Corsten, clairement dans une très bonne phase depuis deux ans, qu’on ne manquera certainement pas lors du prochain Full On Ferry en novembre à Rotterdam. Niveau son, pile ce que l’on attendait : du bon. J’aurai même droit à Ferry Corsten – Brain Box que personnellement, j’adore !
Le petit point noir par contre, c’est le monde. L’open Air est blindé, on a vaguement essayé de retrouver des copains, impossible. Tiesto, programmé un peu plus tard ne doit pas être étranger à ce phénomène. En attendant, c’est le live de Sono qui prend la relève, on en profite pour aller faire un tour.

L’organisation des floors sur et sous les bunkers n’a pas changé par rapport aux éditions passées, on décide donc d’aller découvrir la nouvelle parcelle et le floor Classic Terminal. On quitte donc l’Open Air puis on arrive entre deux bunkers derrière lesquels se trouve le Classic Terminal. Plusieurs tours aux allures de phares encadrent le floor, le résultat est du meilleur effet.

L’autre élément qui nous interpelle immédiatement, c’est le son. C’est bien, très bien même. Pour rappel et comme son nom le laisse deviner, le principe de ce floor est de passer des classiques, des morceaux qui ont marqués les différents courants électroniques depuis des années, voire des décennies.

Là, c’est la fin de CJ Bolland qui a du avoir un peu de rab et niveau musique on replonge avec bonheur dix ans en arrière pour des classiques techno de l’époque à laquelle le mot techno représentait plus un ensemble qu’un style en particulier. Le résultat est monstrueux et marque le début de nombreux passages sur ce floor au cours de ces deux soirées.

On ne s’attardera pas très longtemps malheureusement, le temps d’aller manger un morceau et de se préparer pour celui qui fait beaucoup (trop ?) de bruit en ce moment : Tiesto.

On mange donc une bonne ration de nouilles sautées dans l’immense tente prévue à cet effet à côté du Century Circus puis on se dirige vers l’Open Air. La foule est encore plus nombreuse que pour Corsten et déborde largement autour du floor. N’ayant pas trop le courage de jouer des coudes et des épaules et encore un peu en mode digestion, on décide de s’installer sur un bunker pour assister au début du set de Tiesto.

Je n’adhère pas spécialement à ce retour en force après qu’il ait boudé les festivals européens pendant 4 ans. Et je n’apprécie encore moins le côté superstar qui refuse d’être pris en photo et qui a ses petits caprices. Et manque de bol, le début de son set ne nous enchante vraiment pas.

Tant pis pour Tiesto, on part faire le tour des petits floors sous les bunkers, toujours aussi mythiques : le Tunnel Trance Force et le Hardcore Gladiator pour ne citer qu’eux avec du gros son bien énervé et une atmosphère post apocalyptique qui peut rebuter mais qui ne laisse pas indifférent. Dans le même registre, on passera sur le floor Thunderdome, bien rempli.

On retournera sur l’Open Air pour la dernière demi heure de Tiesto, bien meilleure à mon goût que le début avec en particulier l’excellent Randy Katana – Fancy Fair.

Tiesto plie bagage et c’est Giuseppe Ottaviani qui prend le relais pour un live très sympa sur un floor redevenu respirable. On aura même droit à une prestation live d’une jeune demoiselle.

Arrive alors Judge Jules « l’énervé » comme on aurait pu l’appeler ce soir là. Il attaque très fort, on a fait un bon dans les bpm et c’est bien vu, ça marche du tonnerre. Il est survolté derrière ses platines et le public lui rend bien. On le quittera à la moitié de son set pour retourner sur le floor qui nous avait tellement plu en début de soirée : le Classic Terminal.



D’autant que là, c’est Yves De Ruyter qui est aux commandes pour la clôture et on ne sera pas déçu ! A l’image de CJ Borland quelques heures plus tôt, De Ruyter va nous renvoyer quelques années en arrière mais dans un registre plus trance et là, ça va être classiques sur tubes sur anthem, que du lourd ! Cherrymoon Trax - The House Of House et Svenson & Gielen – Twisted pour ne citer que ces morceaux et donner le ton.

Camping - Samedi
06h, la première soirée se termine, tout le monde regagne le camping… qui n’est pas près d’être couché. A notre habitude, on se promène dans le camping puis on tombe sur un floor excellent, ambiance techno old school (encore !) du meilleur effet, finalement notre promenade s’arrêtera là pour quelques heures sur du son de folie.

On regagnera le campement en fin de matinée pour se reposer quelques heures. Personnellement, ce n’est pas la musique qui m’empêche de dormir, c’est la chaleur. Heureusement, quelques passages nuageux dans l’après midi rendrons l’atmosphère plus vivable.

L’après midi se composera d’apéros aux quatre coins du camping avant de relancer une n-ème session barbecue. Le samedi, la soirée démarre à 18h. Certain commencent déjà à se mettre en route. De notre côté on voulait y être au plus tard pour Paul van Dyk un peu avant minuit. On prolonge la before, d’autant que même en arrivant à minuit, il y a encore une longue soirée jusqu’à 9h du matin.

Soirée – Samedi
Nous voilà reparti pour la deuxième et plus grosse soirée du week end. Il y a plus de monde, plus d’ambiance aussi tout au long du camping et sur le chemin qui mène à la base. Passée l’entrée et un rechargement de tickets boisson, on se dirige vers l’Open Air sur lequel Anthony Rother termine son live.

On va chercher des boissons qui fonctionnent comme d’habitude avec le système de réduction en rapportant son verre précédent, le résultat est toujours aussi plaisant : peu de gobelets ou cannettes traînent. 



Paul van Dyk se met en place devant un Open Air bien plein et pour un set très Paulo, ce qui est à la fois ce que j’apprécie et ce qui m’ennuie chez lui : un set de qualité bien dansant, mais impossible de couper à ses vieux classiques qu’il nous ressert sans relâche depuis 5 Nature One, sans parler des autres events.

Quelques averses désagréables se manifesteront en ce début de soirée, cependant l’effet dans les énormes lasers de l’Open Air est splendide !

A la fin de PVD, le live de Nature One Inc. se met en place. Le concept est simple : on reprend les anthems des années passées pour un gros moment niveau ambiance, d’autant plus que c’est à ce moment qu’est tiré le feu d’artifice. Même si le concept est le même, j’adhère moins au live de Nature One Inc. qu’à celui des Members of Mayday pendant l’event du même nom, généralement plus intense niveau ambiance.



Il est environ 2h du matin, peut être le pic de la soirée en terme d’affluence, d’autant que la Nature One a battu tous ses records cette année avec 58.000 visiteurs ! On décide de ne pas aller voir Armin pour aller dans des endroits plus calme… Félix Kröcher par exemple ! Mais le Century Circus est encore plus blindée que l’Open Air. Finalement, pour rester dans le registre des musiques douces, on se dirige vers le Hardcore Gladiator.

Rien à dire, une bonne session hardcore de temps en temps, ça revigore ! On sort du tunnel pour se restaurer en peu puis pour regagner l’Open Air pour la fin du live de Rank 1. Pas grand-chose à dire vu qu’on est arrivé vraiment à la fin si ce n’est que l’Open Air s’est légèrement vidé, tant mieux.

On restera pour le début de Westbam, bien que ce ne soit pas particulièrement notre tasse de thé, mais entre temps, on avait retrouvé des amis avec lesquels on délirait sur ce début de set electro.



On ne s’attardera pas car Tillman Uhrmacher va démarrer… sur le Classique Terminal. Et vu que c’est quand même un ancien de la trance le père Tillman, ça risque d’envoyer du très bon. On l’avait vu rapidement l’année dernière sur ce même floor et c’était du tout bon. On y retourne donc plein d’espoir et on ne sera pas déçu !

Côté mix c’était vraiment loin d’être top, il a même oublié de faire partir une plaque à un moment où il discutait avec un pote à lui. Par contre niveau sélection, une pure merveille ! Chaque début de morceau se traduit par quelques secondes d’écoute avant de reconnaître une tuerie de jadis. On rajoute à cela le fait qu’entre temps un bon groupe de pote nous avait rejoint, pendant deux heures, on a mobilisé un bon bout du floor, excellent !

Perplexer prend la suite et reste dans le même registre, on ne change rien et on continue ! Pas jusqu’au bout cependant car DAG sur l’Open Air est un passage obligé de Daniela depuis 5 ans pour clôturer le festival et que pour une fois je veux bien l’y accompagner, j’avais eu ma dose de hardcore dans la soirée.

Dag, niveau son, c’est beaucoup plus calme que le Classique d’où l’on vient mais il est presque 9h, il fait jour et la soirée s’achève, c’est agréable aussi de finir en douceur. L’Open Air s’est bien vidé et du coup on retrouve plus facilement les amis, du car et d’ailleurs avec lesquels on finira cette Nature One.

Conclusion
De retour au camping, on repli tranquillement bagage puis on regagne le car qui nous raccompagnera à Paris sans encombres à part quelques gendarmes un peu trop zélés…
Ce cru 2008 était une réussite, plus gros que les éditions précédentes avec comme d’habitude d’énormes moments de musique, d’ambiance et d’éclate aussi bien pendant les soirées que sur le camping ou pendant le voyage.

A l’année prochaine, mon premier week end d’août sera réservé comme d’habitude !

GREGOIRE & DANIELA - août 2008

LE BLOG DU VOYAGE EN BUS

24novembre

Vous avez fait connaissance avec nous suite à un voyage en autocar, en Europe ou à destination d'un festival ou même dans le cadre d'un voyage groupe... Vous trouverez dans ce blog des compte-rendus/report de nos voyages, illustrés d'images ou vidéos, réalisés par nous-mêmes et nos accompagnateurs. Vous avez bien sûr l'occasion d'y déposer vos photos, films, récits et carnets de voyages mais également vos coups de coeur, rêves de voyages, conseils et astuces pour mieux voyager en europe, etc...

Comme nous, vous êtes un afficionado du voyage en bus? Publiez vos écrits, vos photos de bus de tous les âges, de tous les pays, des photos d'arrêts de bus, ... Nous vous donnons également la parole afin d'améliorer la qualité de nos services, d'apporter certains "plus". Vos critiques, qu'elles aillent dans un sens ou l'autre, sont donc les bienvenues.

GUCA 2007 .. EN ATTENDANT GUCA 2009...

13novembre

"Ici, à Guca, on peut dire que ça brasse. Depuis plus de 40 ans, les gypsy brass band, ces fanfares tziganes en délire viennent rivaliser de concert sur le site à l'acoustique naturelle prédestinée de la vallée de Guca, un bled qui passe de 3000 habitants à 350 000 visiteurs en un week-end.
Le but de cette assemblée : élire la Meilleure Trompette et le Meilleur Orkestar de la planète !
La bataille fait rage dans un stade autour duquel règne un joyeux bordel, une liesse où ça rigole, où ça danse en transe et où bière et rakia, l'eau de vie locale coulent à flot devant les cochons rôtis. 

Le Woodstock des Balkans, le Pampelune des Gitans, le dernier grand rassemblement digne de ce nom. C'est là qu'ont été révélés les maîtres incontestés des trompettes de la renomme tels que Fejat Sejdic ou Boban Markovic Orkestar qui furent ensuite connus grâce aux films "Underground" ou "Le temps des Gitans" d'Emir Kusturica.


Parti de Paris la veille, le bus arrive à 6h00 à Strasbourg. Je monte, dis bonjour, mais personne ne me répond, tout le monde dort. Je décide, aussi tôt, de m'intégrer.Au fur et à mesure du trajet, les regards se croisent, s'esquivent, flirtent, s'interrogent, s'habituent puis on cause à chaque pause. Il faut dire que nous avons un point commun, nous allons à Guca en Serbie, au 44ème festival de rencontre de fanfares serbes et tziganes. Tranquillement, la journée passe au rythme des frontières non mesurées. La nuit dans le bus, tout le monde dort mais le chauffeur veille. Au petit matin, nous avons juste le temps d'effleurer Belgrade et de sentir cette envie d'y revenir, un jour, en amis, en bus.

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Un premier panneau indique Guca à 20 Km, mais la route est fermée, on l'habille pour la fête. Soudain une autre route se fait pressante, elle dévoile ses courbes, enlace la montagne tout en toisant le fleuve et les baraques amarrées à ses rives. Nous la prenons. Ca sent la guinguette, les bords de Marne en Dragacevo. Nous arrivons vers 10h00 et recroisons la route qui n'en finit pas de se préparer. On la parfume, ça sent le bitume. Guca est petit village grouillant entouré de montagnes. ça s'agite partout. ça érige, ça cloue, coule, ponce, perce, pose. Trottoirs, lampadaires, restaurant, et quel restaurant, d'énormes poutres, deux étages, Le Restaurant, l'Officiel, celui qui est sur la place, celui où ça se passe ! Branle bas de combat, sonnez trompettes, frappez marteaux, tayaut tayaut, un vrai travail en fanfare. Ca y est, nous y sommes. Non, nous sommes à deux jours du festival, rien ne semble en place mais cette agitation a quelque chose de rassurant.


Après moult causeries anglicisées, nous sommes tous logés chez l'habitant. Mon acolyte et moi-même nous installons dans une petite chambre au rez-de-chaussée d'une maison située à trois cents mètres de la place, celle du restaurant, avec un petit balcon donnant sur un jardin. Notre logeuse, une mamy au sourire bienveillant nous sert illico presto e allegro without moderato un petit verre de rakija histoire de nous mettre dans le ton. Si la fa mi si met au si, dans quel état va-t-on finir la semaine ? Apprentissage du vocabulaire commun, notre premier trait d'union. Nous trinquons. Djiveli !. Nous passons nos deux premières nuits en haut de la colline qui domine le village. C'est sur son flanc qu'a été aménagé un bar en terrasses avec des pierres de retenue, mais tout le monde se lâche.
Il y a déjà une fanfare. On boit, on chante et on danse avec les habitants du bus. Ils viennent de Clermont, Bruxelles, Paris, Nancy, Sarrebruck, Strasbourg. Tout le monde est heureux, la magie des lieux et la chaleur des habitants ont déjà opéré. La rakija est complice, mais la bière veille. On révise ou découvre le répertoire qui va nous bercer toutes ces nuits durant lesquelles on ne dort pas.

Au troisième jour, le festival commence. Bienvenue dans l'Empire des sons. Les cuivres brassent de l'air, les serveuses brassent la bière et nous nous noyons dans la foule. Nous flottons au gré des fumées et vapeurs en tout genre. Nous baignons dans les odeurs de cochons grillés à la broche et de choux qui macèrent dans les marmites. Pendant trois jours nous déambulons dans les rues de ce petit village grouillant entouré de montagnes et rempli de monde, nous sommes dans la marmite, bouillonnants.


Un feu d'artifice nous arrête. Le ciel reflète le sol, un joyeux bordel de haut vol : Il y a la fête foraine avec ses cris et cricris, le concert de Boban I Marko, tiens, il pleut de la bière. Au stade du In, le jury élit la trompette d'or, mais nous pas. Nous sommes coincés entre pastèques et macédoine de trompettes, les gammes et légumes. Il y a des fanfares partout. Elles jouent, joutent et nous ouéssons. Décibels et des bulles. Les fous dansant sont contents. Le musicalcoologue reprend un verre de rakija, ce n'est pas encore ce soir qu'il va répondre à nos questions. Quelqu'un colle un billet sur le front d'un trompettiste et il lui beugle aussitôt dans l'oreille. De l'embouchure aux pavillons, entrons dans la confidence.


Ca s'agite partout. Ca hurle, Ca crie, chante, siffle, se trémousse, tourne, sautille, vit, vibre, se perd, s'abandonne. Ca y est, nous y sommes. Mais l'hélicon libre ne s'est pas encore posé sur le sol que nous devons rentrer. Voilà déjà six jours que nous sommes là ! Nous n'avons pas envie de rentrer. Au retour Thierry fait son fanfaron et met de l'ambiance dans le bus puis tout le monde s'endort, enfin.
Merci ô trompettes, bugles, grosses caisses, sax, hélicons.
Rendez-vous dans un an, ça peut paraître long,
Mais au pays des rêves éveillés, mélopées
Et danses endiablées nous ont donné de quoi passer l'année en joie"...

Rendez vous en août 2009 à Guca, si tout va bien, j'accompagne le trip organisé par voyagenbus.com.

Emmanuel Remy
(Manu le gucéviste) - septembre 2008

WACKEN 2008 LIVE REPORT

14octobre
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Comme chaque année, nous voilà repartis au pélérinage des Métalleux. Le tout après de longues heures de route, mais à notre grande surprise pas de bouchons à l’arrivée du festival contrairement à l’année précédente. Enfin nous arrivons à « WACKEN OPEN AIR », le lieu sacré du Hard Rock, Le festival incontournable du Métal. Il est l’un des plus grands et meilleurs festivals de Métal en Europe. Une organisation parfaite, le tout extrêmement bien cadré. Trois jours de fête avec 80 groupes. Autant dire que l’on en a pris plein les yeux et les oreilles. Des shows époustouflants, des feux d’artifice couronnant les sets. Enfin bref un grand moment de pur et intense plaisir au milieu de la communauté métalleuse la plus festive au monde.

Jeudi 31 juillet 2008 :

En cette première journée, le début des festivités peut déjà commencer. Petit passage au Stand à Cocktail (caipirinha pour ma part) comme à mon habitude pour ensuite enchaîner sur les shows. Aujourd’hui déjà du lourd d’annoncé. Notamment Airbourne, Nashville Pussy, Leaves Eyes et le groupe tant attendu pour cette 19è édition : Iron Maiden pour leur unique date en Allemagne !

AIRBOURNE : Premier groupe que j’ai vu de la journée et grosse claque tout simplement, du rock'n roll burné, bien rythmé, qui fait taper du pied. Un son propre, le chanteur est déchaîné, se fracasse des cannettes de bière sur la tête et les balance, monte sur les échafaudages séparant les deux scènes...il n'arrête pas. Le tout se ressent bien sur le public qui apprécie.

IRON MAIDEN : Des milliers de fans (Allemands entre autre) se seront déplacés rien que pour eux. Un show à la hauteur de nos espérances mais sans surprise en somme. Jeux de lumières et  son parfaitement réglés, très grosse ambiance au sein du public...Le site était bondé de part en part, je ne l'avais jamais vu aussi plein, du monde jusqu’à la sortie du site. Impossible de me faufiler devant la scène bien entendu, j’ai du regarder le show via les écrans géant postés à droite et gauche des scènes.


Vendredi 1 Août 2008

Vendredi, deuxième journée et toujours les même rituels que chaque année : réveil, douche et Cocktails pour veiller jusque tard dans la nuit !
Au programme du jour : Job for a cowboy, Ensiferum, Kamelott, Soilwork, Children of Bodum, Covus Corax et Gorgoroth.
 
ENSIFERUM : Grosse ambiance sur un son mélodique et festif, leur musique s'y prêtant à merveille. Premier gros morceau de cette journée.  Le public chante en chœur, les riffs sont lourds et bien rythmé. Le chanteur a un gros charisme, il s’approprie le public rapidement. Excellente prestation de ce bon groupe de Viking Metal.

KAMELOT : le concert aurait pu être excellent si le son n'était pas aussi fort (en tout cas devant la scène), la grosse caisse assomme littéralement, ce qui gâche le set, axé sur les derniers albums du groupe. Simone Simons rejoint le groupe pour The haunting et Alex Krull de Leave's Eyes pour le final sur The march of Mephisto.

SOILWORK : Un show qui commence difficilement, aucun son pour le micro de Bjorn sur la première chanson. Problème relativement vite régler, qui laissera place au professionnalisme des musiciens. Nous avons eut droit à des compos du dernier album « 
Sworn To A Great Divide » en passant par les anciens album « Stabbing the Drama » et « Natural Born Chaos » le tout provoquant wall of death et des circle pits en puissance.

CHILDREN OF BODOM :
Première remarque, Alexi Lailho n’avait pas l’air en très grande forme, teint blafard et yeux rougis..Mais cela ne l’empêchera pas d’assurer pour ce show vraiment bien ficelé. Toujours le même décor avec la carcasse de voiture en plein centre. Un son trop fort au début qui diminuera légèrement au fil du set (néanmoins port des bouchons fortement conseillé). Le groupe assure, le public slamme à tout va .La set-list est variée, présentant deux ou trois nouveaux morceaux.

CORVUS CORAX : Le coup de coeur de cette 19è édition! Difficile de définir la musique du groupe. Un orchestre symphonique accompagne le groupe, qui est armé de percussions, de cornemuse, instruments à cordes et cuivres. Ici, point de guitare, basse ou autre. Une chanteuse lyrique est accompagnée de choeur. Spécial mais original par rapport au reste de l'affiche. Le tout à  complètement hypnotisé le publique.

GORGOROTH : N'étant pas fan au départ, je vais voir pour me faire mon avis et je fus agréablement surprise. Mise en scène malsaine comme sur le DVD (deux hommes et deux femmes nus accrochés sur des croix avec une cagoule sur la tête, du feu, des têtes de porcs  empalés sur des pieux). Une puissance sonore inouïe pour une ambiance garantie! Aucune communication avec le public, Ghaal est d’une froideur extrême (bah oui faut être true) mais c’est peut-être ce qui fait toute la puissance du groupe.

Gorgoroth terminé, retour au camping boire quelques shots de jägermeister et continuer la fête une bonne partie de la nuit. Enfin, le lendemain grosse journée en perspective.


Samedi 2 Août 2008 

Et voilà dernier jour de concert à Wacken, la fatigue se fait ressentir mais qu’à cela ne tienne il faut tenir ! Autant dire que ces 3 jours se seront passés extrêmement vite. Triste comme chaque année, mais c’est ce qui fait le charme des festivals.

HATEBREED : Sans surprise, du Hardcore bien efficace pour générer Mosh et circle Pit. On aura eut droit à pas mal de chansons de l’album « Supremacy » les plus connues du groupe ces derniers temps comme « Destroy Everything ». On regrette qu’ills n’aient pas plus jouer des titres plus anciens. Enfin quoi il en soit le public a bien apprécié. Un point toujours positif Jamey Jasta a toujours autant le sourire !

CARCASS : Là aussi, un très bon show motivant la foule. Un son bien réglé, la set-list qui comprendra pas mal de titres de l’album  « Heartwork ». On notera aussi l’apparition d’Angela Gossow totalement déchaînée.

AT THE GATES : Autre grosse star du death ce soir, Excellent son, Thomas Lindberg met le feu au Wacken, pogos et Slams en puissance dans la fosse.  Que dire, à part du bonheur pour nos oreilles et nos yeux…


KREATOR : Le son était clair et puissant (un peu trop peut-être, bouchons obligés pour ma part), le groupe en grande forme et le public a suivi comme un seul homme.

LORDI : Dernier concert de ce Wacken. Gros show très visuel, pyrotechnique à gogo, les membres de Lordi changeant de masques et d'attirail assez souvent. Udo viendra pousser la chansonnette à la fin du set. Très bon concert sur une foule déchaînée.

Lordi terminé, petite boule au ventre, difficile de se dire que c’est terminé pour cette année. Encore 365 jours à attendre avant l’année prochaine. Enfin on part se consoler avec les derniers cocktails de la soirée. La nuit sera courte, autant dire qu’on a voulu en profiter jusqu’au bout. Tant pis pour la route du lendemain (plus ou moins 15 heures, avec les éternels bouchons autour de Hambourg..)

Pour résumé, encore une très bonne édition cette année. L'an prochain Wacken fêtera ses 20 ans, autant dire que cette édition risque d’être monumentale et probablement très vite Sold Out! Les dates sont déjà programmées du 30.07 au 01.08.

See you next year Metalheadz !!

Cha et Arno - août 2008

HELLFEST 2008 LIVE REPORT

4octobre

Hellfest 2008 Live Report

Affiche Hellfest

Le Voyage :

Nous sommes partis au Hellfest 2008 avec la société voyagenbus.com qui nous a permis de profiter pleinement du festival. Les chants vosgiens, bretons, parodiques vont bon train durant le voyage. Sur fond musical de « Cannibal Corpse » les festivaliers sont ravis durant le trajet. Nous avons fait escale à Metz, et Reims avant d'arriver en terre promise.

L'ambiance est très décontractée, tout le monde chante du Ultra Vomit dans le bus : « Je collectionnes des canards... vivants ! ». Ahah le chauffeur du bus n'a pas été déçu.

Organisation et site:
Chapeaux bas mesdames messieurs !

Un site repensé et pourvu en conséquence de WC, bars répartis un peu partout, idem pour les banques à jetons.

Une main stage plus petite que l'an dernier, mais en soit, pas très dérangeant car le son était parfait. On sent vraiment que cette année, l'accent a été mis sur le confort du festivalier et on apprécie grandement. Un timing respecté à la minute. Chaleur caniculaire durant le festivals : 40 degrés, nombreux coups de soleil et insolations.

DEATH ANGEL : énorme concert de la part des californien, du bon vieux thrash made in bay area, gros son, plaisir évident d'être sur scene, public enjoué. à revoir a la scène bastille en compagnie de no return (ca fera 150 euros moreno...)

PARADISE LOST : la très grande classe comme à chaque fois, rien a redire ce groupe est l'un des meilleurs de la creation. Set list assez classique avec en vrac one second, as i die, pity the sadness, say just words etc. par contre pas vraiment judicieux de les faire jouer en plein après-midi, ce qui empêche de gouter pleinement la prestation des maitres anglais. vivement septembre et le passage du groupe au bataclan en tout cas à noter que mcintosh m'a confirmé qu'ils devraient élaborer une set list "speciale" pour l'occasion...

TESTAMENT : peut-être LE concert du fest. Gros son, grosse présence, grosse patate, set list béton. Les nouveaux morceaux sont définitivement taillés pour la scène. Les moments forts : DNR, alone in the dark, into the pit...

IN FLAMES : Excellente prestation, effet pyrotechniques durant le show, feux d'artifice à la fin du show. Cloud connected, colony, only for the weak : Sublime. Son puissant et lourd. Excellent show musical et surtout visuel.

CARCASS : tout simplement monumental. plus de 15 ans que j'attendais de voir le groupe en concert et je n'ai absolument pas été déçu. Quel bonheur d'enfin pouvoir entendre « no love lost en live » !! Par contre j'ai trouvé que la set list était quand même trop axée sur heartwork (merci mike hammot) et que l'enchaînement des titres était quand même assez incongru. Le gros point noir du concert aura été "l'intervention" de ken owen. C'était quand même assez pathétique et cç m'a bien fait mal au coeur...

AIRBOURNE : rock n' roll babyyyyyyyyyyyyyyy !!! que dire de plus a part que ça a été un des très grands moments du week end ??? prestation sans faille, chanteur/guitariste fou furieux qui aura assuré la prestation scénique la plus barge du fest (même shining à côté c'était de la gnognotte) j'ai vraiment cru qu'il allait se fracasser, ambiance festive et bon enfant. Bref le genre de concert qui file la bonne humeur pour la journée entière. Vivement un concert en tête d'affiche a Paris.

SATYRICON : la grande classe même si le fait qu'ils jouent en pleine journée aura fait partir le set de toute ambiance un peu plus "evil". Rien que le final avec mother north repris en choeur par la foule valait le coup d'oeil.

ANATHEMA : bonne prestation sans plus des gars de Liverpool. Pas a sa place sur la grande scène et surtout pas en plein jour. J'aurais presque senti le groupe gêné d'être là. Set list pas géniale en plus. Une demie déception dont la grosse éclaircie aura été le morceau a natural disaster.

CANDLEMASS : prestation très plaisante des doomeux même si l'absence de l'énorme (dans tout les sens du terme) messiah marcolin se sera faite ressentir. A revoir dans de meilleures conditions (c'est a dire dans une salle).

SHINING : Enorme concert et énorme claque de la part du taré suedois. Le set m'a littéralement transporté ailleurs. Totalement dérangeant donc totalement jouissif.

GAMMA RAY : Du bon vieux heavy à l'ancienne ! Solis de guitare et double pédale ajusté. Les Gamma Ray en mettent pleins les yeux et les oreilles. Morceaux chanté par le public, et gros show.

HELLOWEEN : Comme Gamma Ray mais en beaucoup mieux.

OBITUARY : Concert super sympa. john tardy toujours aussi impressionnant vocalement. Grosse déception par contre avec encore une fois l'absence de don't care...


OPETH : Excellentissime par contre ça aurait été bien monsieur l'ingenieur du son que l'on entende akerfeld pas seulement sur les deux derniers morceaux et demi...


MY DYING BRIDE : Concert d'anthologie. le violon est de retour et tout suite, la musique du groupe prend une dimension quasi sans egal. Set list hallucinante avec seulement un morceau post 1995. Du grand, du très très grand my dying bride. en espérant que le violon ait definitivement fait son grand retour.

MOTORHEAD : Lemmy et ses verrues c'est décidement la très grande classe. Set rock n' roll en diable même si la set list a été un poil décevant. Vivement novembre et le passage parisien du groupe.

MORBID ANGEL : Set list énorme, prestation diabolique, nouveau morceau excellent. il n'y aura que les interventions démagos de vincent pour gâcher la fete. Concert presque aussi bon que celui avec jared anderson au micro. c'est dire l'excellence de la prestation.

Arno - juillet 2008